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Economie circulaire

Une solution avec Veolia pour Chapelle-Darblay ?

Henri Saporta
Une solution avec Veolia pour Chapelle-Darblay ?

© UPM

Philippe Martinez soutient une alternative au projet dans l’hydrogène de Samfi Invest. -

Philippe Martinez a fait le déplacement. Le secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT) s’est rendu, le vendredi 2 juillet, à Grand-Couronne (Seine-Maritime) pour dénoncer, avec une centaine de manifestants, le projet de reconversion de Chapelle-Darblay vers l’hydrogène. Lors d'un conseil social et économique (CSE) extraordinaire, le finlandais UPM présentait ce même vendredi un « projet de cession » de la papeterie à Samfi Invest. Un projet, porté par H2V dont Samfi Invest est actionnaire, qui « manque de cohérence », car dans « l’hydrogène aujourd'hui, il n'y a rien de très concret », selon Philippe Martinez. De source syndicale, un projet porté par Veolia permettrait toujours de produire des papiers recyclés comme les papiers pour ondulé (PPO) issus de papiers et cartons à recycler (PCR). Cette solution permettrait de préserver 300 à 350 postes, soit trois fois plus d'emplois que le projet de Samfi Invest.

Aberration

Pour Greenpeace, la fermeture définitive de l'usine de recyclage serait « une aberration sociale autant qu'environnementale ». Jusqu’à son arrêt en 2020, la papeterie avait pour spécialité le papier journal recyclé. Selon l’organisation non gouvernementale (ONG), « depuis l'arrêt des machines », quelque « 480 000 tonnes de papier ont été envoyées à l'étranger, incinérées ou enfouies, et des tonnes d'équivalent CO2 ont été inutilement produites ». Une position en ligne avec celle de la Fédération des activités de dépollution et de l'environnement (Fnade) pour qui Chapelle-Darblay était « un très gros débouché » pour la collecte française.

Sérieux

La CGT indique que Veolia a deux partenaires : Tetu et Fibre excellence. « Ils sont besoin de trois mois pour finaliser leur offre. Ils se sont engagés à payer pendant trois mois eux-mêmes le coût du maintien en état du site ». Estimant qu’UPM n’est pas intéressé par « un projet concurrent », Philippe Martinez regrette que le gouvernement dise « qu'on ne peut plus rien faire ». Maire PS de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol soutient le projet « sérieux » de Veolia. Implanté à Saint-Gaudens (Haute-Garonne), Fibre excellence est, par ailleurs, engagé dans la relance de l’usine de pâte de Tarascon (Bouches-du-Rhône). Député de Seine-Maritime, Stéphanie Kerbarh ne cache pas sa déception dans le quotidien Paris-Normandie le 3 juillet : « C’est un sentiment d’immense gâchis, compte tenu des potentialités du site, qui prédomine chez moi aujourd’hui. En faisant le choix du projet visant à transformer la papeterie Chapelle-Darblay de Grand-Couronne en unité de production d’hydrogène, le groupe finlandais UPM vient non seulement de porter un rude coup à la filière française de recyclage du papier, mais aussi de réduire considérablement l’offre d’emplois susceptibles d’être proposés sur le site ». Exclue de La République en marche (LREM), la secrétaire de la commission du développement durable à l’Assemblée nationale était candidate aux régionales en Normandie, à la tête d’une liste sans étiquette.

Conséquences

Le 18 juin, Jean-Luc Léger, président du conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) de Normandie, indiquait :  « Si Chapelle-Darblay ferme définitivement, il ne sera tout simplement plus utile de trier les papiers et cartons puisque les conséquences économiques, sociales et environnementales seraient pires que l’intérêt de recycler à l’autre bout du monde. Implicitement, si les décideurs publics acceptent la fin de l’activité de production de papier par recyclage, ils acceptent du même coup de détruire ce qu’il est convenu d’appeler de la matière première. Quelle société peut aujourd’hui accepter de détruire de la matière première ? »

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