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Une Scop à Docelles

Henri Saporta

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Une Scop à Docelles

Le projet de reprise de la papeterie d'UPM par les salariés est soutenu par l'Etat. -

Les ex-salariés de la papeterie de Docelles (Vosges), l'une des plus vieilles usines de France fermée en janvier par son dernier propriétaire, le groupe finlandais UPM, ont présenté, le vendredi 21 février, un plan de reprise sous forme de société coopérative et participative (Scop). "Les discussions avancent entre les porteurs du projet de Scop et UPM. On est très proche du dénouement", a indiqué à l'AFP le préfet des Vosges Gilbert Payet à l'issue d'une réunion en présence des présidents du Conseil régional de Lorraine et du Conseil général des Vosges. Quelque 85 anciens salariés ont rallié la Scop, dont le projet industriel prévoit 116 emplois la première année, 130 la seconde puis 160 la troisième, avec une trésorerie initiale de 15 millions d'euros. A sa fermeture fin janvier, la papeterie de Docelles comptait 161 salariés. "Nous avons déjà avancé sur de nombreux points, notamment sur un accord pour la revitalisation du territoire: UPM était tenu de verser a minima 885 000 euros, il s'est engagé pour plus du double", a indiqué Gilbert Payet. Les discussions se poursuivent encore sur l'inventaire contradictoire, les stocks, les listes de contrat et sur l'évaluation des actifs. UPM s'était notamment engagé à céder la papeterie à un prix inférieur à la valeur du marché qui reste à déterminer. Le projet de Scop est activement soutenu par l'Etat et les collectivités, qui soulignent la crédibilité technique et l'engagement financier reçu par les banques. 

 

Vosges

L'annonce fin janvier de la fermeture de cette usine avait revêtu un caractère symbolique, puisque Docelles était en activité depuis 1478, la plus vieille papeterie des Vosges, qui demeure le premier département papetier en France. "Les machines ont, fort heureusement, été modernisées il y a quelques années, avec plusieurs millions d'euros d'investissement. Vu le type de papier qu'on peut faire ici, sa flexibilité et surtout les compétences des ouvriers, cette machine peut encore être rentable", avait alors estimé le maire de la commune, Christian Tarantola (DVG). UPM, numéro un mondial du papier pour magazines, avait annoncé il y a un an son intention de réduire nettement ses capacités de production en Europe. Le groupe avait déjà cédé en octobre sa scierie d'Aigrefeuille (Charente-Maritime) à une entreprise des Landes, FP Bois. Auparavant, UPM s'était également séparé de Stracel, une autre papeterie à Strasbourg, qui comptait 250 salariés.

(avec AFP)

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