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Une nouvelle ère pour les bioplastiques

Une nouvelle ère pour les bioplastiques

Le contexte réglementaire très touffu induit par la transition écologique plaide pour une approche raisonnée des plastiques conventionnels et biosourcés. Décryptage en quatre points, tandis que le Conseil des ministres de l’environnement de l’Union européenne, réuni le 17 décembre, en appelle à la définition d’un cadre clair.

De même que les plastiques issus de ressources fossiles, dits conventionnels, sont des polymères aussi différents que les polyéthylènes (PE), les polypropylènes (PP), les polystyrènes (PS), les polyéthylènes téréphtalates (PET) et autres polyamides (PA), les bioplastiques ressemblent à une grande famille recomposée. Emballages Magazine propose un décryptage des enjeux en quatre points : sémantique, éthique, écologique et stratégique. Polysémique, le préfixe « bio » est en réalité un faux ami. C'est le premier point, sémantique, sur lequel Emballages Magazine revient régulièrement dans ses colonnes depuis plusieurs années déjà. Dans l’univers des bioplastiques, apparaissent ainsi des polymères issus de ressources fossiles et/ou biodégradables et/ou compostables et/ou hydrosolubles voire recyclables ; d'autres sont issus de la biomasse - les plastiques dits biosourcés issus de ressources renouvelables végétales ou animales et autres (minéraux, algues, bactéries... ) - mais ne sont ni biodégradables, ni compostables ni hydrosolubles mais recyclables le cas échéant, tandis que d'autres, en apparence identiques, sont au contraire et/ou biodégradables et/ou compostables et/ou hydrosolubles voire recyclables. Certains peuvent même être ingérés… Quant aux oxo(bio)dégradables, ils ont suffisamment fait couler d’encre pour ne pas y revenir ici. Tous les croisements sont donc possibles. Les bioplastiques sont-ils des plastiques comme les autres ? Jouer sur les mots est tentant. La principale différence entre renouvelable et fossile tient au cycle du carbone : cycle court pour le vivant par opposition au cycle très long lors de la dégradation en pétrole ou en gaz. Le choix d’un matériau relève in fine d’un cahier des charges intégrant stratégie du donneur d’ordre, usages, propriétés physico-chimiques, fonctionnalités, coûts et fin de vie. Toutefois, le sujet étant très complexe, le recours à une matrice très détaillée s’impose pour appréhender les mille nuances qui distinguent acide polylactique (PLA), polytéréphtalate de butylène (PBT), polybutylène succinate (PBS), polyhydroxyalcanoate (PHA), bioPE, bioPET et autre polyéthylène furanoate (PEF). Pour n’en citer que quelques-uns. Il convient bien sûr de convoquer la cellulose, ce[…]

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