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Tokyo Pack célèbre le sachet

Tiziano Polito
Grande spécialité locale, les technologies de conditionnement sous emballage souple étaient à l'honneur lors de la dernière édition du salon japonais consacré aux machines.

Préformé ou form-fill-seal (FFS) à trois ou quatre soudures, équipé d'une ouverture facile ou d'un zip... Au Japon, le sachet est partout. Et souvent, il est d'excellente facture. Il suffit de faire un tour dans les grandes surfaces pour s'en apercevoir. Logique, en ces circonstances, que Tokyo Pack, le rendez-vous bisannuel nippon consacré aux machines d'emballage, accorde une large place aux technologies d'ensachage. La plupart des spécialistes locaux étaient présents à cette manifestation qui s'est tenue du 18 au 22 octobre dernier au Big Sight, le centre d'exposition de la capitale. A commencer par Toyo Jidoki qui exposait une TL-AX8 à mouvement continu dédiée au remplissage de sachets préformés, particulièrement rapide. Grâce à son carrousel ovoïde, la machine dispose de 1,5 seconde pour doser le produit, en l'occurrence un liquide visqueux, et remplir le pochon. Qui plus est, chaque poste est suffisamment large pour saisir 2 emballages à la fois, de manière à doubler les cadences de production qui atteignent les 250 coups à la minute. Pour s'attaquer au marché des boissons sensibles, comme le thé ou le lait de soja qui échappent encore à l'emballage souple, Orihiro a pensé à développer une machine aseptique. Celle-ci fonctionne comme une conditionneuse de briques, à la seule différence qu'elle délivre des sachets de type Doypack. Le film est traité au peroxyde afin d'éliminer les bactéries, puis formé en gaine, façonné en sachet, rempli et enfin scellé avec des mâchoires à mouvement intermittent. Conditionné en milieu stérile, le produit pourra être consommé dans les douze mois suivants. Seul bémol, les cadences qui plafonnent à 60 coups à la minute.

Scellage à induction

Toujours dans le domaine des technologies FFS, mais sur des formats nettement plus réduits puisqu'il s'agit de sachets bûchettes de quelques centimètres de largeur, Toyo Machine présentait une TM20-Zc pour produits poudreux comme le chocolat ou le café lyophilisé. « Les défauts de soudure constituent le point critique dans le conditionnement de produits agglomérés ou pulvérulents. Afin d'y remédier, nous avons breveté un système de nettoyage du film par aspiration permettant d'obtenir des surfaces parfaitement propres », explique Yasuo Imaizumi, responsable export. Même combat chez Omori qui a équipé une flowpack S-5000 d'un système de détection électromagnétique, afin d'éviter que des particules de produit ne restent coincées dans la soudure. Ce système constitue une réponse aux attentes des conditionneurs de produits friables comme les gâteaux ou les biscuits. Fuji, pour sa part, expérimente les bénéfices du scellage à induction sur ses enveloppeuses de la série Wrapper 6. Le constructeur de Nagoya explique que ce choix technique est synonyme d'économies, autant sur la maintenance de l'équipement que sur la facture d'électricité, allégée de 20 %. De plus, la qualité de la soudure est irréprochable. Les technologies amont et aval n'étaient pas en reste à Tokyo Pack. Ainsi, du côté des peseuses associatives, Ishida présentait l'ITPS, une solution complète de pesage, ensachage et encaissage alignant 180 coups à la minute, alors que son concurrent Yamato mettait en avant les 210 pesées minute réalisées sur sa Sigma F1 dans le cadre d'une application réputée difficile comme les chips. En aval, l'intarissable Fanuc exposait le R-2000iA, un robot palettiseur équipé d'une caméra de contrôle. Son utilité ? Elle repère les cartons mal placés et les positionne correctement sur la palette. Enfin, dans un tout autre registre, Shibuya exhibait un petit bijou de souplesse, une machine à même de remplir à la fois des bouteilles en polyéthylène téréphtalate (PET) et des boîtes métalliques avec des liquides plats ou carbonatés. « Quelques opérations suffisent pour configurer la machine selon les besoins du client », explique le responsable commercial de l'entreprise. Intéressé par la polyvalence de cet équipement, Coca-Cola a décidé d'en acheter un. Les Japonais ont des idées. Même dans un domaine comme l'embouteillage, où leur renommée n'a pourtant pas fait le tour du monde.

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