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Quatre lauréats pour Stratégies Emballages en 2021

Henri Saporta

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37 lauréats pour Stratégies Emballages

Lise Nicolas et Enzo Muttini (M. et Mme Recyclage), Jean-Matthieu Brouillat (EPN) et Eric Schaffner (ZeLoop) sont les lauréats de l’édition 2021 de Stratégies Emballages. En 2013, étaient lauréats de la première édition Henri Demontrond­ (Somfy), Vincent Ferry (Danone), Bruno Garnier (Carrefour), Corinne Mercadié­ (Casino) et Arnaud Rolland (Coca-Cola Entreprise). En 2014, les stratèges de l’emballage de la deuxième cuvée étaient Michel Bourguignon­ (Nestlé), Françoise Lochet (Laboratoires Expanscience), Christophe Morin (consultant) et Françoise Poulat (Danone Nutricia Research). En 2015, Steven Tordjeman (So Shape), Ève Deregnaucourt (Bacardi-Martini), Véronique Bregeon (Merial), Fabrice Ballin (Cristalco) et Annette Freidinger-Legay (Côté emballage) étaient à leur tour distingués. Anne-Laure Bulliffon (Alpes Packaging), Johnny Grippon (Laiterie Les Fayes), Benoît Renauld (Werner & Mertz France/Benelux), Alexandra Lagisz (Intermarché) et Michel Fontaine (CNE) rejoignaient les quatorze premiers lauréats en 2016, suivis de Julien Barreau (Lush), Christèle Chancrin (E³ Conseil) et Jean-François Molle (Gestes propres) en 2017. Laurent Dulau (Sturia), Gilles Bonnabeau, (Cypheme), Marc Gaudillère (Sanofi Pasteur), Raphaël de Taisne (Yumi) et Florence Bonnet-Touré (Destination plasturgie) étaient primés en 2018. Fabrice Peltier, Méryl Villain et Laurent Tonnelier sont entrés en 2019 suivis par Francis Vaujany (Alpes Packaging), Muriel Jacquot (Myrissi) et Thierry Varlet (Innovons à 360) en 2020. Le club des stratèges de l’emballage compte désormais 37 membres.

Quatre lauréats pour Stratégies Emballages en 2021

De g. à d. : Éric Schaffner, Jean-Matthieu Brouillat, Lise Nicolas et Enzo Muttini sont les lauréats 2021 de Stratégies Emballages.

Lauréats du cru 2021 de Stratégies Emballages, Lise Nicolas et Enzo Muttini (M. et Mme Recyclage), Jean-Matthieu Brouillat (EPN) et Éric Schaffner (ZeLoop) ont démontré que l’économie circulaire passe par l’innovation et le partage des connaissances. Cette neuvième édition a eu lieu le 24 juin lors de la conférence annuelle d’Emballages Magazine.

Lise Nicolas et Enzo Muttini (M. et Mme Recyclage)
Comme un vent de fraîcheur ! Lise Nicolas et Enzo Muttini sont montés sur scène vêtus d’une combinaison de travail grise aux couleurs de M. et Mme Recyclage. Effet garanti. Formés à l’École polytechnique de l'université Paris-Sud, ces deux ingénieurs, installés à Challans (Vendée), ont créé une structure originale. Très actif sur les réseaux sociaux – LinkedIn, Twitter, Facebook ou encore YouTube –, M. & Mme Recyclage délivre des analyses et des points de vue aiguisés sur le monde des plastiques, du recyclage et des emballages. Dans La Mafia du plastique et des emballages, M. & Mme Recyclage raconte à sa façon la genèse du principe de la responsabilité élargie des producteurs (REP) appliqué aux emballages ménagers. Un style didactique et des infographies appuient le propos… Le ton volontiers « poil à gratter » déclenche parfois des débats enflammés. Et les sujets abondent : Lise Nicolas et Enzo Muttini manquent plutôt de temps pour les traiter ! Car derrière cette activité « bénévole », les deux ingénieurs sont des consultants en mesure de déployer des solutions et de répondre rigoureusement aux cahiers des charges d’entreprises dans ce qui relève de la recherche et développement (R&D) sous contrat. Les « non-intentionally added substances » (NIAS) et autres néoformés n’ont pas de secrets pour eux.  « Trentenaire ou  presque ! », Lise et Enzo sont respectivement spécialisés dans les systèmes électroniques embarqués et les matériaux. En témoigne la « Trashpresso » développée à partir de 2017 en Asie, la « première unité de recyclage du plastique mobile et autonome », alimentée à l’énergie solaire, permet de recycler des plastiques à peu près partout dans le monde. En particulier dans les zones difficiles d’accès comme le Tibet. Convaincu que seul « le partage de la connaissance » fait avancer, le binôme propose également une base de données sur les plastiques en accès libre. La suite logique d’une aventure entamée avec un travail de qualification de plastiques recyclés pour l’architecture : c’est le projet Miniwiz – « c'est malin de réduire » – en 2016. Le projet mené avec Day by Day, la franchise de magasins spécialisés dans le vrac, ou la coque pour téléphone en plastique recyclé conçue pour Turfu démontrent l’éventail des compétences. Des compétences toujours plus larges. Après les plastiques, Lise Nicolas et Enzo Muttini se lancent dans les papiers et cartons. Vierge ou recyclée, la cellulose est aujourd’hui très sollicitée en tant qu’alternative aux plastiques. 
M. et Mme Recyclage avait Kareen Desbouis, déléguée générale de Carton ondulé de France (CoF) comme marraine.  

Jean-Matthieu Brouillat (EPN)
Accompagner les futurs professionnels dans leur découverte du monde de l’emballage et du conditionnement : tel est le sens de l’engagement de Jean-Matthieu Brouillat. Formé à l’École supérieure européenne de packaging (Esepac) après un diplôme universitaire de technologie (DUT) en mesures physiques, ce spécialiste de la transformation des plastiques découvre le monde de l’extrusion grâce à des stages chez Leygatech et Arkerlund & Rausing. Jean-Matthieu Brouillat demeure fidèle à Leygatech dont il est aujourd’hui actionnaire et directeur de la recherche et développement (R&D). Plusieurs Oscars de l’emballage témoignent d’ailleurs du savoir-faire de l’entreprise… Il est aussi attaché à l’école implantée à Saint-Germain-Laprade (Haute-Loire). Soit à proximité du siège de Leygatech à Saint-Romain-Lachalm. Très engagé dans le fonctionnement de l’Esepac qui se positionne comme une « école-entreprise », mais aussi du réseau Esepac Professional Network (EPN), Jean-Matthieu Brouillat est parrain de plusieurs promotions et délivre des enseignements pointus sur les technologies de l’emballage souple. Et de citer Pierre Chomon, lors d'une visite dans une grande surface, comme source d’inspiration… Quant aux collaborations avec le monde universitaire et les «  thésards », elles permettent de mêler étroitement recherches fondamentale et appliquée. « Il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions » : Jean-Matthieu Brouillat inculque à ses étudiants, de l’Esepac, de PackAvenir ou de l’Institut des polymères de Saint-Étienne (Loire), la passion de relever les défis par l’innovation. Une absolue nécessité dans un monde en mutation accélérée. Surtout pour un plasturgiste… D’où les nombreux échanges avec Citeo, IPC, Polyvia et Polyméris ou encore la formation en procédés et ingénierie en mécanique et matériaux (PIMM) des Arts et Métiers. Innover, c’est bien sûr collaborer. Actuel président d'EPN, Marc Gaudillère, distingué par Stratégies Emballages en 2018, a livré, en fin de journée, un flamboyant témoignage sur la nécessité de partager les expériences de professionnels aux compétences multiples. Lors de la première édition de Stratégies Emballages en 2013, Henri Demontrond, à l’origine du réseau, ne disait pas autre chose. Jean-Matthieu Brouillat porte cette année la bonne parole. Rendez-vous est pris en octobre pour fêter les 30 ans de l’Esepac. La remise du prix Chomon-Provost symbolise à lui seul l’importance de la transmission. 
Jean-Matthieu Brouillat avait pour marraine Claudie Mathieu, déléguée générale du Syndicat national des fabricants de boîtes, emballages et bouchages métalliques (SNFBM).


Éric Schaffner (ZeLoop)
À 50 ans passés, Éric Schaffner, diplômé de l’École nationale supérieure d'agronomie et des industries alimentaires (Ensaia) de Nancy, est un expert confirmé de l’emballage et du conditionnement. Et notamment des boissons pour avoir porté les couleurs de Sidel (Tetra Laval), leader mondial des machines de soufflage de bouteilles en polyéthylène téréphtalate (PET), un peu partout dans le monde. Installé aux Émirats arabes unis (EAU), Éric Schaffner constate jour après jour que les bouteilles en plastique ne finissent pas toujours au bon endroit pour être recyclées et, dans le même temps, s’intéresse à une entreprise qui développe des solutions de jetons virtuels et de cryptomonnaies pour applications. Pourquoi ne pas croiser les deux ? Ainsi est né ZeLoop avec dans l’idée d’appliquer à la collecte des emballages les codes des jeux sur téléphone afin de valoriser le geste de tri grâce à la blockchain. Après une première étape menée à bien en fonds propres, l’heure est à la recherche d’investisseurs. Baptisée SmartBlock Beverages (SBB), la start-up qui porte la technologie SmartBlock Technologies (SBT) a obtenu le label Solar Impulse Efficient Solution de la fondation Solar Impulse présidée par le suisse Bertrand Piccard. Repérée par Apple, ZeLoop est disponible sous la forme d’une application dite « freemium » pour téléphone. Épaulé par des « geeks » férus de nouvelles technologies, Éric Schaffner compte bien faire basculer l’économie circulaire dans une ère aussi ludique que technologique. Chaque utilisateur peut qualifier ou utiliser un point d’apport volontaire où déposer les emballages collectés. Ces points sont géolocalisés dans l’application. Automates de consigne, bornes de tri, bacs jaunes, déchetteries : toutes les configurations sont possibles pour peu qu’une collecte régulière soit en place. Des jetons virtuels – baptisés « Eco Reward Token » – valorisent chaque dépôt en fonction de la quantité. Le recours à l’intelligence artificielle (IA) doit permettre de déterminer la quantité d’emballages grâce à l’analyse d’une photo. À l’heure des réseaux sociaux, ZeLoop s’invite sur les outils préférés des jeunes générations… TikTok peut désormais générer rapidement des centaines de milliers de vues qui donnent une visibilité instantanée à ZeLoop. Étant en train de préparer son retour en France, Éric Schaffner multiplie les partenariats avec les marques comme Nestlé Purelife ou des organisations non gouvernementales (ONG) comme The SeaCleaners du navigateur Yvan Bourgnon pour construire des missions et autres « challenges ». Éric Schaffner a conçu son application comme une plate-forme technologique ouverte aux partenaires en marque blanche.
Éric Schaffner avait pour parrain la société Faerch, un spécialiste des barquettes en polyéthylène téréphtalate recyclé (rPET).

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