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La guerre des sacs en plastique biodégradable aurait-elle commencé ? En juin dernier, IBAW mettait le feu aux poudres en publiant un communiqué qualifiant de « menace » pour l'environnement le Néosac, un sac « à durée de vie maîtrisée » lancé par douze industriels de la Haute-Loire (voir n° 754 du 13 juin 2005). Les reproches de l'association internationale de fabricants de polymères biodégradables à l'adresse de ce sac en polyéthylène additivé peuvent se résumer en trois points : la non-conformité avec la norme EN 13432 sur la biodégradabilité et le compostage, une décomposition effective non avérée et surtout l'emploi de substances qui, comme le cobalt, sont susceptibles de causer de graves problèmes à la santé humaine. Une attaque on ne peut plus frontale qui n'a pas manqué de susciter de vives réactions parmi les industriels impliqués dans Néosac. Si certains n'hésitent pas à qualifier de globalement fausses et mensongères les affirmations d'IBAW, d'autres, plus modérés, estiment qu'elles sont le fruit d'une vision « partisane » de la biodégradabilité visant à favoriser les plastiques d'origine végétale type acide polylactique (PLA) aux dépens des plastiques additivés, alors qu'en fin de course le résultat serait le même. Mais revenons sur les questions à l'origine de la controverse. Si tout le monde s'accorde à reconnaître que le Néosac ne répond pas aux critères prévus par la norme EN 13432, la plupart des intéressés, et notamment l'association Néosac, soulignent, que cette norme a été cousue sur mesure pour les polymères intrinsèquement biodégradables selon un mécanisme ionique de type « cellulose » ce qui la rend inadaptée aux polymères additivés qui, comme le Néosac, se dégradent selon un mécanisme d'oxo-dégradation. Ce mécanisme comporte, en deuxième lieu, non seulement une fragmentation du film en trois mois mais aussi une biodégradation effective des molécules des polyoléfines. Enfin, comme l'explique très clairement, Jean Laus, chef de produit chez A. Schulman, une société qui produit des mélanges maîtres oxo-dégradables utilisés par certains des industriels de la Haute-Loire : « nos mélanges ne contiennent, ni n'ont jamais contenu, de cobalt ». A attaque frontale, réponse frontale. Emballages Magazine reviendra sur le sujet dans son supplément de septembre.

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