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LPR redoute un renforcement des contrôles outre-Manche

Tiziano Polito

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LPR redoute un renforcement des contrôles outre-Manche

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Depuis le Brexit, les palettes doivent avoir été traitées contre les parasites et présenter le marquage NIMP15 afin de pénétrer ou de quitter l’archipel. - 

 

Le Brexit est aussi une affaire d’emballages. De palettes en particulier  : depuis le 1er janvier dernier, seules les palettes traitées NIMP15 et présentant le marquage correspondant peuvent en effet passer de l’autre côté de la Manche et inversement. Pour mémoire, ce traitement consiste à chauffer à cœur, à l’intérieur d’un four autoclave, les palettes afin d’éliminer les parasites pouvant se nicher dans le bois. « Dès la mi-août, nous avons concentré tous nos efforts pour traiter le volume nécessaire de palettes et établir de nouveaux process, ce fut une organisation énorme à mettre en place, qui a été totalement transparente pour le client », explique Philippe Therage, directeur des opérations chez LPR. Après une période de mise en place relativement longue, mais aussi en raison du manque d’organisation et d’effectifs côté britannique, les contrôles devraient s’intensifier d’ici à la fin de l’année, selon le loueur « Les contrôles phytosanitaires sont censés démarrer début octobre et nous franchirions une nouvelle étape début 2022 avec la mise en place des procédures définitives », explique Yves Degouve directeur région Ouest Europe. Et d’ajouter : « Dans ce contexte de renforcement des contrôles à venir, c’est maintenant que tout va se complexifier. »

Matières premières

Comme la plupart des loueurs, LPR a déjà mis en place un dispositif permettant d’assurer la conformité NIMP15 de ses palettes. La perspective d’un accord favorable, ensuite avortée, mais également la crise des matières premières avec la flambée des cours du bois et la conséquente raréfaction des ressources destinées à l’industrie de la palette ont complexifié la donne ces derniers mois. Outre le traitement antiparasitaire, l’autre contrainte concerne le marquage qui doit être parfaitement lisible et respecter certains critères de dimension et de numérotation. Dans le cas contraire, la palette et son chargement peuvent se voir refuser le passage à la frontière. « Mais attention, le traitement n’est pas à vie, précise Philippe Therage,  en effet, toutes les palettes cassées doivent être réparées avec du bois traité, et c’est là où les choses se compliquent, car le marquage existant de la palette doit être effacé pour être refait avec la même précision après réparation. C’est pour cela que les palettes doivent être réparées avec soin et dans les règles, pour écarter tout risque de non-conformité. »

Filiale du groupe néerlandais Euro Pool qui opère sur le marché des bacs réutilisables, LPR est présent avec ses palettes sur le marché des produits de grande consommation, en particulier dans le frais, l’alimentaire et les boissons. Le prestataire, qui possède 125 centres de service à travers l’Europe et emploie 310 personnes, revendique 92 millions de rotations par an.

 

 

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