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Sécurité sanitaire

Les perturbateurs endocriniens en accusation dans les emballages

Arnaud Jadoul

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Les perturbateurs endocriniens en accusation dans les emballages

Une mission parlementaire demande un plan d’urgence concernant ce sujet, « enjeu majeur de santé publique ». -

Un rapport parlementaire présenté le 4 décembre à l’Assemblée nationale par les députées La République en Marche Claire Pitollat et Laurianne Rossi, rapporteures d’une mission d’information, estime « très préoccupante l’exposition aux perturbateurs endocriniens présents dans les contenants en plastique ». Cette dernière « entraîne des pathologies graves, confirmées par les nombreuses auditions de scientifiques et de médecins menées par la mission d’information commune », déclare le rapport. Les auteurs du document estiment qu’elle « constitue un enjeu majeur de santé publique ». Les publics les plus sensibles et considérés comme insuffisamment protégés sont les femmes enceintes, les nourrissons, les enfants en bas âge et les adolescents.

Migration

A l’image du bisphénol A (BPA) banni des biberons et emballages il y a quatre ans, le rapport pointe de nombreux contenants et matériaux à surveiller. Un paragraphe est entièrement consacré à la migration de perturbateurs endocriniens du contenant en plastique vers le contenu. « Seuls le verre et l’aluminium constituent des barrières absolues à la migration de molécules ; dans le plastique, le transfert peut être limité, mais jamais complètement bloqué », estime ainsi le rapport. « D’autres classes de matériaux destinés à être en contact avec des aliments sont aussi susceptibles d’être à l’origine de contaminations : les colles, les élastomères et les résines à base de polymères (…). Les résines époxy qui tapissent l’intérieur des boîtes de conserve sont susceptibles de libérer du BPA et des phtalates », précise le texte qui pointe également les huiles minérales des emballages en carton ou autres types d’imprimés. Une observation surprenante puisque, désormais, en France, les résines utilisées dans les emballages métalliques ne contiennent aucune des substances incriminées. 

Le rapport d’information aborde en réalité l’exposition aux produits chimiques et aux allergènes dans leur généralité et à travers différents canaux. « On a l’impression que les rapporteures veulent entrer dans ce vaste sujet à travers le plastique », s'interroge Emmanuel Guichard, délégué général d’Elipso, interrogé par L’Usine Nouvelle.

Principe de précaution

De nombreuses actions, qui risquent d’avoir des conséquences directes sur les plasturgistes sont[…]

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