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Economie circulaire

« Les jeunes acheteurs sont très exigeants ! », explique Bernard Davroux

Henri Saporta

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« Les jeunes acheteurs sont très exigeants ! », explique Bernard Davroux

Spécialiste des papiers et cartons, Bernard Davroux a fondé Paper & Carton Agency en juillet 2021.

Fort de 30 ans d’expérience dans les papiers et cartons, Bernard Davroux explique à Emballages Magazine la raison d’être de Paper & Carton Agency, l'entreprise qu'il a fondée en juillet 2021. -

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
À 54 ans, je compte 30 ans d’expérience professionnelle dans l’univers des papiers et cartons. J’ai travaillé pour des distributeurs et des fabricants comme Antalis, Arjowiggins, Inapa, Fedrigoni ou Tullis Russell. En réfléchissant à mon parcours professionnel, je me suis posé la question suivante : « Qu'est-ce que j'ai envie de vendre ? » Jusqu'à maintenant, je vendais ce que mon entreprise proposait, avec parfois des frustrations… C’est un changement de perspective très important. J'ai donc décidé de créer mon entreprise. Très exactement le 2 juillet 2021 sous la forme d’une société par actions simplifiée unipersonnelle, une Sasu baptisée Paper & Carton Agency. J’ai mis à profit l'été pour construire une offre qui corresponde à mon analyse du marché et lancer mon site Web au mois de septembre, avec une forte dimension pédagogique et offrant des solutions d’écoconception.

Comment allez-vous vous différencier ?
Par l’expertise… Je peux m’appuyer sur une connaissance très pointue de la chaîne de valeur. Je connais les spécialités des fabricants de papiers et cartons et leurs machines à papier, et j’en ai vu vraiment beaucoup, le positionnement des transformateurs, les différentes technologies d'impression et de décoration, les attentes des clients et leurs marchés. Au fil des années, j’ai complété ma connaissance du graphique en découvrant la richesse du packaging. C’est un marché qui m’a vraiment séduit par la variété des approches, la recherche de l’exigence et la qualité des réalisations. Je ne veux pas être un simple vendeur, mais développer une « offre ouverte » orientée vers les bons choix environnementaux. Être à la fois un apporteur d'affaires et être en capacité de faire progresser mes interlocuteurs papetiers comme transformateurs. J’en ai la compétence et l’envie.

« Je me concentre sur le luxe et la cosmétique. » 

Comment est construite votre offre ?
Je tiens absolument à représenter des entreprises françaises. Les trois avec lesquelles je travaille sont parfaitement complémentaires. Papeteries de Vizille propose des non-couchés bouffants pour le graphique qui pourraient convenir parfaitement au luxe ou à la cosmétique avec quelques adaptations. Avec Emball’iso, je me positionne sur le carton mousse à la marque Airplac, une plaque de mousse de polystyrène extrudé extralégère recouverte de feuilles de papier, pour la décoration et la communication sur les points de vente. En représentant Écofeutre, je pense pouvoir développer la cellulose moulée, recyclée ou vierge, dans la cosmétique et le luxe. Notamment en alternative aux plastiques, comme le polystyrène expansé (PSE) pour le calage… Le potentiel est énorme notamment dans l'e-commerce. Je travaille également avec une entreprise tchèque, Papirna Aloisov, qui propose une gamme de papiers 100% recyclés non couchés très intéressante en blanc, kraft et même à base d’herbes. Enfin avec Cartiera San Martino, j’offre du carton recyclé forte épaisseur teinté dans la masse, noir et couleur, adapté aux coffrets de luxe. J'ajoute que cette entreprise italienne exploite une machine à papier à huit jets, très rare sur le marché. Les possibilités de création multicouleur sont incroyables !

Quelle est votre stratégie pour vous lancer ?
Je me concentre sur le luxe et la cosmétique. Il y a une réelle attente pour des solutions à base de papiers et cartons. Je constate qu'il y a un très grand besoin d'informations et de conseils sur l’écoconception. Faire la différence entre recyclage et recyclé, connaître les certifications forestières, distinguer un GC1 d’un GD2, tout cela s’apprend. Au-delà du « plastic bashing », l’environnement est clairement devenu la priorité depuis quelques années. Il faut donc apporter des réponses précises, argumentées et très pointues dans ce domaine. Les jeunes acheteurs sont très exigeants ! À juste titre… Comme j’ai la chance d'avoir suffisamment de connaissances en process papetiers, je peux comprendre leurs positionnements marketing et les traduire en termes papetiers. Et dans l’autre sens, je peux expliquer aux papetiers les besoins du marché en termes techniques et vers quelles évolutions « green » ils doivent se concentrer…

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