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Dossier

Les complexes se dopent à l'Evoh

ARNAUD JADOUL

Allègement, machinabilité, transparence, le copolymère éthylène alcool vinylique (Evoh) a séduit le spécialiste français de la métallisation et de l'enduction de films plastiques Rexor. Il lance actuellement une gamme de films en polyester enduits d'Evoh. Avec une épaisseur de couche de 1,5 micromètre environ, contre 6 pour les films coextrudés, et une perméabilité à l'oxygène qui ne dépasse pas 0,5 cm3/m2/24h. « L'enduction permet d'alléger le film, ce qui accroît les rendements, d'offrir une plus grande machinabilité et de réduire la sensibilité à l'humidité », souligne Frédéric Kern, directeur commercial emballage de Rexor.

Ce faisant, l'industriel isérois profite du développement des applications à base d'Evoh pour renforcer les barrières lorsque l'aluminium ne convient plus, transparence oblige ! « Parce que la feuille d'aluminium est encore ce qui se fait de mieux dans le domaine », remarque Maurice Joubel, responsable marketing des produits spéciaux et Doypack chez Pechiney Soplaril Flexible Europe (PSFE). L'Evoh s'avère être, en effet, une excellente barrière aux gaz, à l'oxygène en particulier, mais aussi aux arômes, aux odeurs ou aux graisses. Extrudable, il se complexe facilement à tous les autres polymères, voire à l'aluminium ou au carton. « Pour les films d'operculage, l'Evoh apporte une facilité d'impression et bénéficie d'une très bonne planéité », ajoute Florence Vovard, responsable des films barrières chez Linpac Plastics Pontivy. Ces propriétés le favorisent sur le marché des produits conditionnés sous atmosphère modifiée.

Aptitude au thermoformage

L'Evoh est-il pour autant la panacée ? Assurément, non. Il perd ses propriétés barrières en présence d'humidité et supporte mal les traitements thermiques. Mais aucun des substituts à l'aluminium ne présente les mêmes qualités : quand ils sont imperméables à l'oxygène, ils sont relativement perméables à l'eau, et inversement. Seul le chlorure de polyvinylidène (PVdC) fait barrière aux deux, mais, écologiquement incorrect, il est en nette perte de vitesse. Les oxydes de silice (SiOx) ou d'alumine (AlOx) sont-ils plus performants ? Certes, ils sont aussi imperméables qu'un complexe aluminisé. Associés à des polypropylènes, ils sont stérilisables. Mais ces « céramiques » ne sont pas thermoformables et les couches peuvent être détériorées lors du process ou du transport. De plus, leur prix est d'environ 30 % plus élevé que celui d'une feuille d'aluminium. Plusieurs sociétés espèrent que le canadien Alcan Packaging, producteur des films Ceramis, va, par ses investissements, dynamiser le marché. Quant aux polyamides modifiés, ils se heurtent aussi au critère économique. Le film très haute barrière, résistant, thermoformable et d'un coût raisonnable reste donc à inventer.

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