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Les bioplastiques

Tiziano Polito
C'est une première : Emballages Magazine consacre un guide d'achat aux emballages issus de bioplastiques. En effet, même si ces matériaux provenant de ressources agricoles ne représentent que 1 % du tonnage d'emballages en plastique utilisés en Europe, ils sont au coeur de l'actualité.

M ême si les bioplastiques ne représentent que 1 % du tonnage d'emballages en plastique utilisés en Europe, Emballages Magazine a décidé de leur consacrer un guide d'achat. Cette « première » s'explique, d'une part, par l'intérêt grandissant que les industriels portent à ces matériaux et, d'autre part, par le potentiel qu'ils représentent alors que le prix du pétrole ne cesse d'augmenter et qu'il faudra bien trouver - tôt ou tard - une alternative aux plastiques d'origine fossile. Mais qu'entend-on par bioplastiques ? La question est loin d'être résolue. Qu'il s'agisse d'industriels, d'associations professionnelles ou des pouvoirs publics, tout le monde semble avoir son avis sur la question ce qui n'est pas sans compliquer la tâche. Pour notre part, nous avons pris le parti de considérer comme bioplastiques les polymères issus de ressources végétales qui, arrivés en fin de vie, se biodégradent dans leurs éléments constitutifs à savoir en dioxyde de carbone, eau et biomasse. La plupart des bioplastiques sont aussi compostables selon la norme européenne EN13432 qui fait autorité en la matière puisqu'elle a été spécifiquement élaborée pour les emballages.

A base de ressources agricoles

A base de ressources agricoles A côté des bioplastiques, il existe des plastiques d'origine fossile qui possèdent, eux aussi, la particularité de se biodégrader (par exemple certains polyéthylènes additivés, généralement appelés oxobiodégradables) ; tout comme il existe des plastiques qui, bien qu'ils soient d'origine végétale, ne parviennent pas à se biodégrader. Les bioplastiques sont fabriqués à partir de ressources agricoles à cycle de renouvellement annuel comme le maïs, la canne à sucre ou la pomme de terre, à partir d'arbres comme l'eucalyptus, voire à partir de certains déchets végétaux si l'on pense aux polyhydroxyalkanoates (PHA), une famille de polymères « bactériens » qui comprend également les polyhydroxybutyrate (PHB) et les PHBV (polyhydroxybutyrate-cohydroxyvalerate). Les premières applications des bioplastiques dans l'emballage datent des années 1990, avec, notamment, l'introduction du Mater-bi, un plastique amidonné utilisé dans la fabrication de sacs pour la collecte de déchets organiques. Quelques années plus tard, l'acide polylactique (PLA) est venu bouleverser la donne. Cette résine issue de l'amidon de maïs offre, en effet, plusieurs avantages : elle est transparente, compostable et surtout très polyvalente puisqu'elle se transforme facilement par thermoformage, extrusion ou injection-soufflage, à savoir selon les principaux procédés utilisés par les industriels du conditionnement. Ainsi, après les gobelets, les films et les barquettes, les premières bouteilles en PLA ont vu le jour alors que cela paraissait tout simplement impossible il y a seulement quelques années. Le PLA présente aussi quelques inconvénients. Son prix, tout d'abord, qui malgré sa baisse continue, reste toujours plus élevé que celui des plastiques traditionnels : un kilo de PLA coûte 2 euros contre 1,50 euro pour un kilo de polyéthylène téréphtalate (PET), la résine qui lui ressemble le plus. Autre limite : sa faible barrière aux gaz et à l'humidité qui constitue un frein à la conservation des produits alimentaires. Afin de contourner cet obstacle, certains industriels recourent à des procédés dits « barrière » comme la métallisation sous vide ou le traitement à l'oxyde de silice. Mais ces procédés restent encore chers.

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