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Formation : le packaging tient ses BUT

Formation : le packaging tient ses BUT

Emballages Magazine a consacré un dossier aux métiers de l'emballage et du conditionnent en 2018.

© Emballages Magazine

La réforme LMD entraîne un nouveau bouleversement en septembre 2021 avec la disparition des DUT. -

Dans le prolongement de la réforme européenne des licences, masters et doctorats (LMD) et du système européen de transfert de crédits (ECTS), les formations en deux ans après le baccalauréat (Bac+2) – bac lui-même en pleine mutation – vont disparaître en septembre 2021. Créés en 1966, les diplômes universitaires de technologie (DUT), délivrés par les instituts universitaires de technologie (IUT), laissent place aux bachelors universitaires de technologie (BUT), désormais des équivalents d’une licence professionnelle (bac+3). Les nouveaux critères de recrutement imposent, par ailleurs, 50% de bacheliers issus des filières technologiques. Cette réforme concerne directement les cinq DUT en packaging, emballage et conditionnement (PEC) délivrés par les IUT d’Avignon (Vaucluse), Castres (Tarn), Chambéry (Savoie), Évreux (Eure) et Reims (Marne). Sont également concernées toutes les formations qui délivrent des bac+3 à l’image de la Formation supérieure du packaging (FS Pack) de Cognac en Charente ou encore le Centre européen du packaging et de l’emballage (Cepe), une école de l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de l’université de Poitiers dans la Vienne. L’un des objectifs affiché de la réforme est que les diplômés rejoignent le marché de l’emploi au terme des trois années. Reste que les chiffres sont sans appel : 80% des titulaires d’un DUT poursuivent actuellement leurs études. À noter – et c’est un point de crispation majeur et une véritable inquiétude – que le passage de deux à trois ans pourrait s’opérer sans augmentation de moyens et avec le même corps d’enseignants. Les stages en entreprise doivent se développer.

Spécialisations en ingénieurs

L’emballage compte, par ailleurs, des spécialisations en ingénieur – niveau master (bac+5) – avec l’ESIReims dans la Marne et, créé en partenariat avec le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), l’Institut supérieur d'ingénierie packaging (Isip) en Charente, deux cursus auxquels il faut ajouter l’École supérieure européenne de packaging (Esepac) de Saint-Germain-Laprade en Haute-Loire. Les doctorants en emballage et conditionnement demeurent un profil toujours assez rare. Il faut ajouter à ce panorama les brevets de technicien supérieur (BTS) et l’apparition du diplôme national des métiers d'art et du design (DN Made) en trois ans. 

Têtes bien faites 

Évolution dans la continuité ou véritable big-bang ? Difficile à ce jour de déterminer les nouveaux équilibres qui vont prévaloir entre les différentes formations après cette nouvelle étape de la réforme… Une chose est sûre : pour prendre à bras-le-corps la transition écologique, la filière a plus que jamais besoin de têtes bien faites ! Quelque 200 diplômés par an pour une filière qui affiche au bas mot 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires et plus de 100 000 salariés  : il y a du pain sur la planche.

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