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« Devenir leader de l’étiquette premium en Europe du Sud » : les ambitions du président d'Alliance étiquettes

Tiziano Polito

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« Devenir leader de l’étiquette premium en Europe du Sud » : les ambitions du président d'Alliance étiquettes

Olivier Laulan, Pdg d'Alliance étiquettes.

© Alliance étiquettes

Alliance étiquettes enchaîne les acquisitions. Avec la reprise de 5 Sept étiquette, l’entreprise devient un acteur majeur du marché français. Impression numérique, web-to-print, diversification vers la cosmétique et la santé… Le président du groupe, Olivier Laulan, détaille sa stratégie pour conquérir le marché de l’étiquette premium. –

Alliance étiquettes a annoncé le rachat de son concurrent 5 Sept étiquette, le 16 mars. Avec cette huitième acquisition en seulement cinq ans, l’entreprise devient un acteur de poids sur le marché français de l’étiquette. Appuyé par Activa capital depuis 2015, le groupe girondin réalise 65 millions d’euros de chiffre d’affaires et compte 430 salariés. Rencontre avec son président Olivier Laulan.

Emballages Magazine : Pourquoi avez-vous racheté 5 Sept étiquette ?

Olivier Laulan : La société était en vente. Nous avons pensé que c’était une bonne opportunité pour trois raisons essentiellement : sa présence sur le marché de la cosmétique, un segment sur lequel nous sommes absents ; son emplacement géographique, qui complète idéalement notre présence sur le territoire hexagonal si l’on considère l’arc allant de la Bretagne, au Nord-Ouest, jusqu’à Nice, au Sud-Ouest ; le savoir-faire de la société dans le web-to-print, une technologie d’avenir, 100% numérique, qui risque de bousculer les codes du métier à l’avenir.

« En termes de délais et de coût, le web-to-print représente l’avenir »

Croyez-vous dans le potentiel de l’impression numérique ?

Nous avons été le premier client de HP Indigo dans le Sud-Ouest à oser imprimer de l’étiquette viticole. À l’époque, en 2005, personne n’y croyait. Aujourd’hui le numérique est devenu incontournable dans notre activité, car nous pouvons imprimer 100 000 étiquettes de vin pour le même château avec de multiples déclinaisons selon le distributeur ou client. Nous possédons aujourd’hui huit presses numériques HP, plus les trois que nous apporte en dot 5 Sept étiquette, dont deux Domino jet d’encre très complémentaires des nôtres. Elles nous permettent, en effet, de travailler sur des supports non structurés avec des vitesses plus importantes. Nous sommes donc parfaitement outillés pour relever ce défi.

Et le web-to-print ?

Nous ne proposions pas ce type de service contrairement à 5 Sept étiquette qui possède déjà une certaine expérience après avoir créé une filiale spécifique il y a quelques années. C’est l’un des précurseurs sur le marché français. Nous allons nous servir de son expérience pour développer encore cette activité. La commande en ligne représente l’avenir, pour des questions de délais et de coût. Nous y rajouterons notre expertise dans l’ennoblissement.

« C’était soit rester petit, soit grossir et entreprendre de nouveaux challenges »

Vous étiez à l’origine une société indépendante. Pourquoi vous êtes-vous tourné vers Activa capital en 2005 ?

Ce genre de décisions est toujours très compliqué à prendre, surtout lorsqu'on est imprimeur depuis trois générations et qu’on s’apprête à faire entrer quelqu’un d’extérieur dans le capital d’une société familiale. J’ai décidé de franchir le pas parce que j’ai compris que la société ne pouvait pas se développer sans s’adosser à un partenaire financier. C’était soit rester petit, tout en gagnant bien sa vie, soit grossir pour entreprendre de nouveaux challenges. J’ai choisi la deuxième option et je ne regrette pas. Chacun est dans son rôle. Activa capital s’occupe de l’ingénierie financière et moi de la partie opérationnelle. C’est un duo gagnant.

Le marché de l’étiquette a tendance à se concentrer avec l’émergence de grands groupes comme CCL, MCC ou Autajon. Pensez-vous que cela va continuer ?

C’est fort probable. Cela va dans le sens de l’histoire. Quand j’ai commencé, il y avait des centaines de donneurs d’ordres dans le vin, dans la région bordelaise. Aujourd’hui, ils ne sont plus que quelques-uns, pourtant, on produit autant de bouteilles. Les groupements d’achat, les gros négociants, ont pris la relève. Ces opérateurs préfèrent traiter avec des fournisseurs qui ont une capacité de production et de réactivité supérieure aux petits.

« Il faut aller au-delà du vin et des spiritueux, notre cœur de métier »

Quelles sont vos ambitions ? 

Nous aimerions devenir leader de l’étiquette premium en Europe du Sud. Cela implique d’aller au-delà du vin et des spiritueux, notre cœur de marché. Nous nous intéressons par exemple à la cosmétique et la santé. Un jour, ce sera peut-être le luxe. Le rachat de 5 Sept étiquette, présent sur ces segments, s’explique aussi pour cela. Nous voulons apporter notre savoir-faire dans l’ennoblissement, en donnant de la valeur ajoutée à ces étiquettes avec un vernis, une dorure, un gaufrage comme nous l’avons fait pour le foie gras il y a vingt ans. Nous sommes leaders maintenant en France sur ce segment et ce n’est pas un hasard. Cela a permis de valoriser les produits en linéaire, ce qui était loin d’être le cas auparavant. Tout le monde y a gagné.   

Songez-vous à effectuer d’autres rachats ?

C’est effectivement une possibilité. Nous travaillons sur la croissance organique et la croissance externe. Nous regardons à l’étranger, en Italie ou en Espagne où il existe plusieurs opportunités.

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