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Economie circulaire

Des polymères recyclés chimiquement bientôt en France

Des polymères recyclés chimiquement bientôt en France

Plastic Energy va construire une usine de recyclage « avancé » à Notre-Dame de Gravenchon (Seine-Maritime) pour approvisionner ExxonMobil en huile de pyrolyse. -

2023 devrait être l’année du recyclage chimique en France. Après les annonces d’Ineos Styrolution et Trinseo et de Total en septembre dernier, qui concernent, l'une, le traitement du polystyrène à Wingles (Pas-de-Calais),  et l'autre, celui des plastiques à Grandpuits (Seine-et-Marne), une troisième usine va voir le jour dans deux ans, à Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime), cette fois. En effet, le britannique Plastic Energy et l’américain ExxonMobil ont conclu un accord de partenariat pour produire des « polymères circulaires certifiés à haute valeur ajoutée » à partir de déchets plastique difficiles à recycler. « Sur la base des plans actuels, le projet devrait être l'une des plus grandes usines de recyclage avancé en Europe, avec une capacité initiale de 25 000 tonnes de déchets plastique par an, et des plans pour passer à 33 000 tonnes dans un avenir proche », indiquent les deux entreprises dans un communiqué.

Plan France Relance

Selon les termes des accords conclus, Plastic Energy construira, possédera et exploitera une usine de recyclage avancéeadjacente au complexe pétrochimique de Notre Dame de Gravenchon d'ExxonMobil. Cette unité convertira les déchets plastiques mixtes difficiles à recycler en huile de pyrolyse Tacoil qui servira à la production de polymères circulaires certifiés, de qualité équivalente à celle des matières premières vierges et aptes au contact alimentaire, dans le complexe pétrochimique d'ExxonMobil. Une décision finale d'investissement est attendue à la mi-2021, avec un démarrage prévu en 2023. Le projet a déjà reçu le soutien du gouvernement dans le cadre du plan France Relance et de son programme de subventions à l'aménagement du territoire.

Augmenter la recyclabilité des plastiques

« Ce projet avec ExxonMobil est une autre étape importante vers une économie plus circulaire pour les plastiques, déclare Carlos Monreal, fondateur et Pdg de Plastic Energy. L'objectif de Plastic Energy est de continuer à construire des infrastructures de recyclage en France, et dans le monde, afin d'augmenter la recyclabilité des plastiques. » Karen McKee, présidente d'ExxonMobil Chemical, ajoute : « Nos projets avec Plastic Energy démontrent comment l'industrie, le gouvernement et les consommateurs peuvent travailler ensemble pour construire un système plus circulaire afin de capturer la valeur du plastique post-utilisation. Nous sommes bien positionnés pour ajouter de la valeur grâce à notre expertise dans la fabrication de plastique et de produits à haute performance et aider à faire avancer des projets comme celui-ci, qui fournissent des solutions durables à grande échelle. »

ExxonMobil a annoncé au début du mois expérimenter un procédé propriétaire de recyclage chimique de déchets plastique dans son unité de Baytown (Texas, Etats-Unis). Son complexe de Notre-Dame-de Gravenchon, à Port-Jérôme-sur Seine, entre Le Havre et Rouen (Seine-Maritime), comprend une raffinerie de pétrole, d’une capacité de 12 millions de tonnes par an, une usine de lubrifiants, d’une capacité de 500 000 tonnes par an, et un site pétrochimique, qui produit 2 millions de tonnes par an d’éthylène, propylène et butadiène, caoutchouc synthétique, polyoléfines (polyéthylène et polypropylène de spécialités) et résines de pétrole. Il emploie 2 250 personnes.

Plastic Energy a développé une technologie brevetée de conversion anaérobie thermique (TAC) qui transforme une large gamme de plastiques en fin de vie, souillés ou contaminés, et difficilement recyclables selon les procédés conventionnels, en huiles synthétiques de pyrolyse Tacoil. L’entreprise britannique exploite déjà deux usines de recyclage chimique de plastiques à Séville et Almeria, en Espagne, depuis 2014 et 2017. Elle a signé un accord du même type avec le français Total, dans la cadre de la reconversion du site de Grandpuits (Seine-et-Marne), pour une unité d'une capacité de 15 000 tonnes par an.

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