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Economie circulaire

Carbios inaugure son démonstrateur à Clermont-Ferrand

Carbios inaugure son démonstrateur à Clermont-Ferrand

Le démonstrateur peut recycler de 100 à 200 tonnes par an de PET.

© tiziano polito

L’installation, placée au sein du site historique des usines Michelin de Cataroux, doit permettre de valider le process de recyclage enzymatique du polyéthylène téréphtalate (PET) avant de passer à l’échelle industrielle. - 

 

La députée Stéphanie Kerbarh, secrétaire de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire, également rapporteure pour la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (Agec) et le maire de Clermont-Ferrand Olivier Bianchi ont fait le déplacement hier pour assister à l’inauguration officielle du démonstrateur de Carbios qui a eu lieu dans le Hall 32 du Centre de promotion des métiers de l’industrie de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) adjacent au site Michelin de Cataroux. C’est là, justement, dans l’un des halls qui autrefois servaient à fabriquer des pneus, qu’ont été installés une série d’équipements à savoir une extrudeuse, un réacteur, une machine de filtration et un purificateur qui constituent ce fameux démonstrateur. Celui-ci, conçu et mis en place par Technip, doit permettre de valider ce que l’on appelle en jargon le process design package, à savoir tester la sensibilité de tous les éléments de process de cette technologie, basée sur les enzymes, et dont Carbios est l’unique détenteur au monde.

Bouteilles usagées

Le procédé permet de traiter des déchets en polyéthylène téréphtalate (PET), notamment des bouteilles usagées et des textiles, pour les transformer dans les deux monomères de base de ce polyester que sont l’acide téréphtalique (PTA) et le monoéthylène glycol (MEG). Il suffira ensuite de polymériser à nouveau ces deux composants pour obtenir un PET vierge, de grade alimentaire, pouvant servir à fabriquer de nouveaux emballages. « Notre procédé représente une alternative plus intéressante que le recyclage mécanique et chimique, d’une part parce que nos enzymes ne s’attaquent qu’au plastique et ne s’intéressent pas aux contaminants ce qui nous permet d’obtenir une matière beaucoup plus pure et d’autre part parce que nous n’utilisons pas de solvants ni de chaleur excessive », souligne Martin Stephan, directeur général délégué de Carbios. Dès lors que cette phase sera terminée, il sera possible de changer d’échelle, en passant des 100 à 200 tonnes annuelles que le démonstrateur permet de traiter actuellement à l’usine de 40 000 tonnes que Carbios a prévu de construire et qui devrait être prête à produire en mars 2025. 

Trois sites sont en lice en Europe dont un en France, pour cette usine qui devrait coûter quelque 100 millions d’euros entièrement pris en charge par Carbios. Le nom de l’heureux élu devrait être connu avant la fin de l’année.

 

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