Nous suivre Emballages Magazine : l'actualité de l'emballage et du conditionnement

Technologie

Braincube ou le miracle du « big data »

Henri Saporta

Sujets relatifs :

, ,
Braincube ou le miracle du « big data »

Avec Braincube, le "big data" mène la vie de château.

L’entreprise auvergnate prépare une nouvelle levée de fonds pour asseoir sa croissance -

À Issoire (Puy-de-Dôme), Braincube a fait du « big data » son cheval de bataille. Implantée depuis sa création en 2007 dans un château du XIXe siècle, cette entreprise collecte, analyse et exploite des données produites par les usines pour en optimiser les performances. « On règle des problèmes endémiques qui traînaient depuis dix, voire quinze ans, qu'on avait fini par accepter », explique Laurent Laporte. Interrogé par l’AFP, le patron évoque des résultats « parfois miraculeux ». Couplé avec l’intelligence artificielle (IA), le « big data » permet aux machines d'affiner sans cesse leur production grâce au « machine learning » : « Une usine, c'est quelque chose de vivant. Vous devez prendre de multiples décisions en permanence ». Notamment quand un process très automatisé doit composer avec des matières premières organiques. « Nos solutions s'adressent à des usines de 100 à 200 millions d'euros de chiffre d'affaires. On leur assure a minima des gains d'un million par an, parfois plus les premières années », indique Laurent Laporte. Braincube compte parmi ses clients des papetiers ou encore Nespresso.

Tour de table

Fort d’un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros et 150 salariés, Braincube réalise l’essentiel de son activité à l’étranger. « Nos vrais concurrents, ce sont les grosses sociétés informatiques qui essaient de s'engouffrer sur le marché. Nous avons souvent IBM en face de nous, le gros généraliste contre le petit spécialiste. Et c'est pour cela qu'on gagne souvent », détaille Laurent Laporte. Fondé à parité avec les deux associés que sont Sylvain Rubat du Mérac et Hélène Olphe-Galliard, la société auvergnate a levé 12 millions d'euros en 2018 auprès des fonds français Iris capital et californien Next47. Un nouveau tour de table est en préparation : « Les prochains investisseurs seront des partenaires mondiaux », précise Laurent Laporte. L’objectif ? 50 millions d'euros de chiffre d'affaires dans trois ou quatre ans et 100 millions dans les sept ans. Emballages Magazine propose un dossier très approfondi sur l’industrie 4.0 et les nouvelles technologies de production dans son numéro de mars.

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Emballages Magazine


Nous vous recommandons

L’industrie des tubes sous la pression du prix des matières premières

Profession

L’industrie des tubes sous la pression du prix des matières premières

Comme l’ensemble des emballages, le tube subit une flambée des prix de l’aluminium et des plastiques. Selon l’Association des fabricants de tubes européens, les bilans des fabricants sont considérablement[…]

Du bon usage des emballages...

Profession

Du bon usage des emballages...

Igus sauvé par le commerce en ligne

Résultats

Igus sauvé par le commerce en ligne

Carbios lève 114 millions d’euros

Economie circulaire

Carbios lève 114 millions d’euros

Plus d'articles