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Sécurité sanitaire

Pourquoi le vaccin contre le Covid-19 sera avant tout un défi pour l’emballage

Pierre Monnier
Pourquoi le vaccin contre le Covid-19 sera avant tout un défi pour l’emballage

© CDC

Si la collaboration entre Pfizer et BioNTech semble porter ses fruits, le vaccin contre le coronavirus de ces deux sociétés devra être conservé à -70°C pour être efficace. Une contrainte forte sur la chaîne logistique du produit qui devra être supportée par une solution packaging adaptée. –

C’est le remède que la planète entière attend. Le 9 novembre, les sociétés pharmaceutiques Pfizer et BioNTech ont annoncé que leur vaccin contre le Covid-19 était efficace à 90 %. Mais après la partie scientifique, c’est l’aspect logistique qui intéresse. Car de nouveaux défis se dressent devant la vaccination de la population mondiale. Le groupe américain et la société allemande ont indiqué que les doses de vaccin devraient être conservées à de très basses températures. Loin de la fourchette habituelle de 2 à 8°C – similaire à celle d’un réfrigérateur – des doses de vaccins antigrippaux, celui de Pfizer et BioNTech ne devra pas être exposé à des températures supérieures à -70°C.

Trois jours de froid intense

Un challenge de taille attend donc l’usine de remplissage final de Pfizer à Kalamazoo, dans l’État du Michigan (États-Unis). Pour garantir l’efficacité du remède, le groupe a conçu des boîtes d’expédition spécifiques. Car c’est bien à l’emballage que revient la dure tâche de maintenir la température dirigée du produit durant son transport à travers le monde entier. Rien qu’en restant au sein des frontières américaines, il faut compter entre un et deux jours pour réceptionner les livraisons. Pour un envoi en Europe ou dans le monde, trois jours de froid intense sont nécessaires.

La solution retenue par les deux industriels est la glace sèche, du dioxyde de carbone solidifié. Les boîtes d’expédition de 40x40x56 cm accueilleront 975 flacons contenant chacun cinq doses (soit 4 875 doses), accompagnés de glace sèche. Côté logistique, il est prévu d’envoyer six camions par jour vers les transporteurs aériens, qui organiseront eux-mêmes vingt vols cargo quotidiens. Une permission a d’ailleurs dû être obtenue auprès de l’aviation civile afin d’augmenter la quantité de glace sèche transportable par voie aérienne, la sublimation (passage de l’état solide à gazeux) pouvant être dangereuse pour l’équipage.

50 millions de doses produites en 2020

Ces spécificités compliquent la mise à disposition du vaccin de Pfizer et BioNTech. Une fois livrées, les boîtes d’expédition pourront contenir les doses durant deux semaines. Mais pour cela, seules deux brèves ouvertures par jour du colis seront autorisées. Difficile d’imaginer de telles mesures au sein d’un cabinet de médecins ou d’une pharmacie. Ce remède s’oriente donc vers une administration dans des centres de vaccination dédiés.

Pfizer prévoit la production de 50 millions de doses cette année et 1,3 milliard en 2021. Les commandes affluent déjà de nombreux pays. Les États-Unis devraient recevoir 20 à 30 millions de doses d’ici à la fin de l’année (sur 100 millions commandées). Au total, 200 millions de vaccins doivent être livrés à l’Union européenne, 120 millions au Japon, 30 millions au Royaume-Uni, 20 millions au Canada. Avec des répercussions importantes sur les flux aériens. Sur deux ans, DHL a estimé à 15 000 le nombre de vols nécessaires pour apporter le vaccin des deux sociétés à travers le globe. Soit plus de 15 millions de colis réfrigérés.

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