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Marchesini fait sa révolution 4.0

Marchesini fait sa révolution 4.0

Le constructeur italien a présenté sa nouvelle génération de machines devant 700 clients. -

Tirer la quintessence d’une machine de conditionnement en maîtrisant à la fois le process et le contrôle : tel est le but de l’alliance que Marchesini et Sea Vision ont scellée en février 2018. Le premier, qui construit des machines de conditionnement et d’emballage pour la pharmacie et la cosmétique, a racheté 48% du capital du second, spécialisé dans la vision et basé à Pavie, au sud de Milan (Italie). À distance de quatorze mois, les premiers résultats du travail réalisé en commun sont arrivés. Ils peuvent se résumer dans une ligne pour conditionnement sous blister complètement automatisée qui répond aux préceptes de l’industrie 4.0 et qui, surtout, fait la part belle à la sécurité du produit, alors que la pharmacie est confrontée à une réglementation toujours plus contraignante en matière de traçabilité et de lutte contre la contrefaçon. Pour démontrer que « tout cela n’est que pure réalité et non pas un vœu pieux », comme le souligne Stefano Selvatici, responsable du développement de l’entreprise, Marchesini a invité quelque 700 clients en provenance du monde entier au siège de Pianoro, dans les collines près de Bologne (Italie), du 9 au 12 avril derniers, afin de procéder à une démonstration en conditions réelles de production. La ligne était composée d’un système de comptage et de sélection des comprimés, d’une thermoformeuse form-fill-seal (FFS) de blister Integra capable de produire 330 blisters à la minute, d’une étuyeuse avec insertion de notice MA 260, d’un module d’étiquetage effectuant plusieurs opérations de contrôle, d’une machine pour l’encaissage des étuis. Soit cinq machines interconnectées par des robots, qui, mises bout à bout, ne mesurent pas plus de 9 m de long.

Ready 4.0 

Stefano Selvatici, à peine ému, a annoncé : « Cette démonstration préfigure un changement majeur pour Marchesini. À partir d’aujourd’hui toutes nos machines seront "ready 4.0", prêtes à apporter davantage d’informations et donc de valeur aux utilisateurs ». Et de détailler : « Nous avons travaillé sur trois couches différentes : l’échange d’informations entre les composants de la machine, le système Scada permettant de contrôler l'état de la ligne complète et, au niveau supérieur, l’exploitation de toutes ces données dans une logique d’analyse et d’amélioration de la production ». Tous les composants mécatroniques, à savoir les capteurs, les moteurs, les interfaces homme-machine (IHM) communiquent désormais grâce au protocole OPC UA et participent d’une logique systémique, concernant l’ensemble de la ligne du compteur de comprimés au palettiseur, en droite ligne avec Industrie 4.0. Le laboratoire pharmaceutique peut suivre la production en temps réel, mais disposer aussi d’une visibilité totale sur son efficience, c'est-à-dire les arrêts machine, l’origine des pannes ou connaître les dérives éventuelles à des fins de maintenance prédictive. Cette analyse étant reproductible, il a, en plus, la possibilité de comparer les performances de lignes identiques sur le même site ou dans des usines distantes de milliers de kilomètres et de comprendre si les baisses d’efficience sont imputables, par exemple, au personnel. Auquel cas, il peut envisager des actions de formation. "Cette ligne concentre à elle seule les principaux paradigmes de la révolution technologique de l'interconnexion des systèmes au machine learning en passant par le big data", explique Stefano Selvatici.

Supervision 

Si Marchesini est resté maître de la partie process, il a par contre donné carte blanche à Sea Vision pour toute la partie supervision. Son partenaire lui a apporté en dot YuDoo, un progiciel qui prend en charge toute la gestion de la production grâce aux applications YuDesk et YuRun respectivement dédiés au paramétrage des machines et au suivi et effectue, en outre, des analyses et des diagnostics avec YuView. Le contrôle est totalement intégré au processus de manière à permettre à l’industriel de vérifier que les produits sont intègres, identifiés et bien présents dans les emballages. Afin d’y parvenir, Sea Vision a multiplié les points de vérification. Avant même que le comprimé ne soit inséré dans le blister, le module Valida le scrute à l’aide d’un laser et de la vision 3D – cinq caméras en tout – dans le but de vérifier qu’il n’est pas cassé et qu’il possède la couleur et la forme adéquates. Et pour savoir s’il s’agit du bon produit, HarleNIR effectue au moyen de la spectrographie par rayons infrarouges une analyse en ligne écartant tout comprimé non conforme à la formule prévue par la recette.

Réconciliation 

L’étiqueteuse BL-A420 CW concentre à elle seule les principales applications de sérialisation avec, à la suite, l’identification de l’étui après marquage, le contrôle de poids pour vérifier que l’emballage est bien rempli et la réconciliation consistant à s'assurer que ne sortent de la machine que les boîtes ayant répondu à tous les points de contrôle : présence du code, de l'étiquette d'inviolabilité, du médicament, ... Juste après, l’agrégation associe l’étui au carton et ce dernier à la palette de manière à disposer d’une traçabilité complète du lot. « Des logiciels 100% propriétaires, la souplesse de nos applications et nos 25 ans d’expérience dans l’industrie pharmaceutique nous ont donné une avance considérable dans le développement d’algorithmes puissants, basés sur le deep learning. Notre plate-forme YuDoo résume tout notre savoir-faire dans ce domaine » résume Alberto Negri directeur des ventes et du marketing de Sea Vision. Marchesini prend donc le tournant de l'industrie 4.0, en associant le conditionnement et le contrôle de qualité. À la clé, pour l’industriel, il y a la possibilité de calculer la rentabilité de son outil de production tout en étant certain de mettre sur le marché un produit sûr et parfaitement tracé.

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