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La sérialisation sérieusement grippée

La sérialisation sérieusement grippée

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Les pharmaciens devront attendre au moins jusqu’à la fin de l’année avant de pouvoir décommissionner les médicaments sérialisés. –

Si, depuis le 9 février 2019, la sérialisation des boîtes de médicaments a officiellement débuté du côté des fabricants, il est loin d’en être de même chez les pharmaciens. La directive européenne 2011/62/UE relative aux médicaments falsifiés prévoit l’application d’un numéro de série unique sur les emballages au moment du conditionnement dans les laboratoires pharmaceutiques et la vérification de cet identifiant auprès d’une base européenne lors de la dispensation par le pharmacien. Seul problème, les logiciels des officines ne permettent pas encore de prendre en compte le décommissionnement, soit la désactivation des codes uniques qui les rend inutilisables par un tiers malveillant, auprès de la base de données européenne.

Une directive inapplicable dans certains cas

« Dans la définition du règlement, l’Europe a souhaité harmoniser la désactivation des numéros de série dans les 28 États membres, explique Denis Supplisson, le directeur général délégué de Pharmagest. Il a été considéré que le mode de fonctionnement était identique dans l’ensemble des pays concernés. » Oui, mais... Le principal éditeur de logiciels pour les pharmacies attend toujours des précisions sur la mise en place de cette mesure. « Il y a des cas où la directive n’est pas applicable, constate Denis Supplisson. Dans le cadre des PDA (préparation des doses à administrer), 800 pharmacies françaises disposent de robots afin de mixer les médicaments en fonction des prescriptions. » Cette pratique oblige à déconditionner les comprimés avant de les délivrer au patient. Or, la réglementation impose que les boîtes soient authentifiées lors de la dispensation. Autres points de blocage : le dépannage d'un confrère ou encore le promis, la facturation d’un médicament lors de la commande pour un retrait ultérieur. Ces usages sont autorisés, mais n’entrent pas dans la procédure afférente à la sérialisation des médicaments.

Depuis deux ans, des courriers sont envoyés à France MVO, la structure nationale de l’Organisme européen de vérification des médicaments (EMVO). « Nous n’avons reçu aucune écoute,[…]

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