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Tiziano Polito

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Du soufflage du polypropylène au remplissage aseptique en passant par le contrôle de présence d'éclats de verre, le hall 5b du salon de l'emballage, dédié pour la première fois au conditionnement des liquides, regorgeait de nouveautés.

Exposium, l'organisateur d'Emballage 2004, a fait la part belle aux technologies de conditionnement des boissons. Un hall entier, le 5b, leur était consacré. Et même si l'on pointait des défections de taille, l'essentiel de la profession a répondu présent. Les nouveautés étaient aussi au rendez-vous. Dans l'univers du soufflage, ADS bouscule les codes établis en proposant des bouteilles fabriquées à partir de préformes en polypropylène (PP) en remplacement du polyéthylène téréphtalate (PET). « Cette résine est de 15 à 20 % moins chère que le PET, elle possède une qualité de prise d'empreinte supérieure et, en plus, elle résiste mieux à la chaleur », explique Pascal Lefevre, directeur commercial de l'entreprise qui envisage des applications dans le conditionnement des eaux, mais aussi la pharmacie et les détergents. Toujours dans le soufflage, l'italien Sipa exposait une machine rotative à neuf stations qui possède des moules à trois cavités. L'avantage ? Tout en occupant une surface au sol réduite, l'équipement atteint une production de 40 500 bouteilles de 600 millilitres à l'heure. Les cadences étaient aussi à l'ordre du jour chez Sig Corpolast qui attend beaucoup de sa troisième génération de souffleuses Blomax. « Nos machines sont capables d'atteindre un débit de 1 630 bouteilles par heure et par moule, soit 15 % de plus qu'auparavant », indique Norbert Bargelé, directeur général de l'entreprise allemande. En l'occurrence, et alors que beaucoup de professionnels estiment le secteur en crise, le métier du soufflage semble captiver d'autres intervenants. C'est le cas de l'italien Sacmi qui lance le Solo-Mas, son premier combi dédié au soufflage et au remplissage de bouteilles en PET.

Remplissage

Perrier, en revanche, s'intéresse au remplissage. L'ardéchois, qui a commencé son activité avec les agitateurs de bouteilles, exposait sa première tireuse solo en version vin, capable de remplir 1 500 bouteilles par heure avec un ingénieux système d'étoiles de transfert pour passer d'un format de 20 à 150 centilitres sans intervention de l'opérateur. Sur la même longueur d'ondes, Pack'R remet au goût du jour la conception de ses remplisseuses pondérales. Au menu : nettoyage de la machine facilité, sécurité de l'opérateur et amélioration de l'ergonomie avec, notamment, un principe d'outillage fondé sur l'usage de pièces très simples et sans entretoises. La simplification est aussi de mise chez Serac qui propose, avec la Canopy, une version améliorée de la Dyna, lancée il y a deux ans. Cette machine de remplissage, dédiée au marché de l'huile végétale, concentre, en moins de 4 mètres carré, six brevets dont le célèbre Dynaflow combinant les avantages du remplissage débitmétrique et pondéral. Mais l'opérateur n'a que deux paramètres à saisir pour la mettre en route : le poids net et la cadence.

S'il fallait retenir un procédé de conditionnement, la palme d'or reviendrait sans doute au remplissage aseptique. Parmi les spécialistes, le néerlandais Stork lançait sa nouvelle conditionneuse Aseptec à destination des industries laitières, entièrement conçue selon les standards de la FDA américaine, alors que l'allemand KHS semble tout miser sur le conditionnement aseptique à froid. « En traitant les bouteilles avec de la vapeur de peroxyde, nous réduisons la consommation d'eau, ce qui rend notre procédé plus économique », explique Pascal Gurtner, ingénieur commercial de la filiale française. Le constructeur a profité du salon parisien pour présenter la Primus, une fardeleuse pour petites entreprises développée par sa filiale Kisters. Elle atteint 35 coups à la minute. Autre spécialiste de la ligne de conditionnement pour boissons, l'italien Ocme présentait une machine Vega équipée d'un intéressant dispositif pour la superposition de couches de boîtes-boissons. Alors que Dimac, la filiale de Aetna spécialisée dans les fardeleuses, met le paquet sur les hautes vitesses avec une machine qui atteint les 160 cycles à la minute sur deux pistes.

Enfin, dans le contrôle, il fallait remarquer l'Examiner, un système d'imagerie par rayons X mis au point par l'allemand Heuft pour vérifier la présence d'éclats de verre dans les bouteilles, même de petit diamètre. Procomac, quant à lui, lance une inspectrice de bouteilles pleines de « propre » conception. Une nouveauté de taille pour cette entreprise mieux connue pour ses remplisseuses aseptiques. Mais, comme l'explique Carlo Ferrari, responsable communication : « Dans ce métier, il vaut mieux être présent sur tous les maillons de la chaîne pour diminuer autant que possible les facteurs de risque ».

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