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Enquête

Tiziano Polito

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Deux tiers des constructeurs français de machines d'emballages et de conditionnement participent au salon Interpack. A quelques semaines de l'ouverture en avril prochain, nous leur avons demandé dans quel état d'esprit ils abordent ce rendez-vous « incontournable ». Alors même que les exportations ne se sont jamais aussi bien portées...

P rès d'une soixantaine de constructeurs français de machines de conditionnement et d'emballage préparent leur déplacement au prochain salon Interpack qui aura lieu à Düsseldorf, en Allemagne, du 21 au 27 avril. Gonflée à bloc par les excellents résultats de l'export dans la mesure où les ventes de machines à l'étranger ont progressé de 12 % entre 2003 et 2004 à 495 millions d'euros, la délégation française semble particulièrement à l'affût cette année. Du moins sur le plan commercial. « Nous partons animés d'un véritable esprit de conquête. Autant nous participons à Emballage pour maintenir notre image de marque, autant nous allons à Interpack pour y faire des affaires », explique sans détours Dominique Ledru, responsable de la communication de Serac. Le constructeur de machines de remplissage, qui réalise près de 80 % de son chiffre d'affaires à l'export, a choisi un stand relativement petit de 300 mètres carrés cette année, afin que les visiteurs de la « Messe » allemande ne posent leur regard « que » sur des nouveautés. Il leur présentera une version améliorée de son monobloc de remplissage-bouchage Canopy, développée pour le marché de l'eau minérale, ainsi qu'une variante de son bec antimousse Multiflow pour le secteur des détergents.

Nouveaux clients

Même état d'esprit chez Polypack. « Une entreprise fortement tournée vers l'export comme la nôtre peut difficilement faire l'impasse sur Interpack. C'est l'occasion d'approcher de nouveaux clients et d'améliorer les relations avec ceux qui nous connaissent déjà », indique Dominique Fatou, directeur commercial de cette petite entreprise sarthoise spécialisée dans le fardelage et l'encaissage qui réalise 60 % de son chiffre d'affaires de 3,6 millions d'euros à l'export. Polypack exposera la Fast 600, une fardeleuse sans barre de soudure qu'il a spécialement développé pour un marché en forte croissance : les bouteilles de lait. L'entreprise compte sur ce rendez-vous pour mieux se faire connaître à l'étranger tout en renforçant sa présence dans certains pays, comme en Afrique ou au Maghreb, où elle est déjà connue. Chez Tiflex en revanche, on utilise les termes de « vitrine » à l'export ou de « rendez-vous incontournable » pour évoquer Interpack. Le constructeur de matériel pour la traçabilité et le codage - lui aussi parmi les « fidèles » de la manifestation - exposera sa dernière nouveauté dans le jet d'encre, la HRP 1000, une machine à haute résolution particulièrement compacte. Mais les affaires ne sont pas tout. Les constructeurs de machines voient aussi dans leur participation à Interpack d'intéressantes opportunités pour leur développement en termes de produits ou d'organisation. « Nous ramassons un grand nombre d'informations sur l'évolution du marché car les grands clients de l'industrie, qu'il s'agisse de l'agroalimentaire, de la détergence ou de la pharmacie nous font part de leurs projets. Et c'est justement chez les grands que les tendances sont les plus représentatives », confie Bruno Clément, directeur commercial de Thimonnier, l'entreprise qui est à l'origine du sachet Doypack.

« C'est aussi une bonne occasion pour trouver des agents dans des pays où nous sommes peu ou pas du tout représentés », explique Jean-Louis Septier, patron d'Apex, une entreprise qui a fait des systèmes de dépose de primes et objets sa spécialité. Près de 50 % de son chiffre d'affaires de 2 millions d'euros proviennent de l'export. Sa présence à la dernière édition d'Interpack, en 2002, lui a d'ailleurs valu de ramener en France trois importantes commandes auprès d'une entreprise pharmaceutique israélienne.

Dimension mondiale

Force est de constater, en l'occurrence, que la dimension mondiale du salon constitue l'un de ses plus précieux atouts. Notamment si on le compare à d'autres manifestations européennes ou internationales. Et que cette caractéristique n'a cessé de prendre du poids au fil des années.

« Au départ majoritairement constitué d'Allemands, le public d'Interpack s'est largement diversifié au cours des dernières éditions », estime Brigitte Thomas, responsable export de Stoppil, qui construit des remplisseuses pour la cosmétique. Une évolution qui ne peut que bénéficier aux entreprises françaises. Pour la plupart faiblement dimensionnées, elles ne disposent pas des moyens pour s'implanter durablement à l'étranger. Et, pour beaucoup d'entre elles, Interpack constitue une fenêtre sur le monde. La manifestation a attiré pas moins de 174 000 visiteurs lors de la dernière édition de 2001 dont 53 % d'étrangers. Soit plus de 90 000 visiteurs en provenance des cinq continents susceptibles de visiter leur stand. « A Interpack, nous rencontrons des gens que nous n'avons pas l'occasion de rencontrer ailleurs. C'est notamment le cas pour les pays d'Asie ou d'Amérique latine. Qui plus est, il s'agit d'un public qualifié », explique Bruno Clément. Nombre de visiteurs, pays représentés, une surface d'exposition qui atteindra cette année 160 000 mètres carrés... Interpack est bien le salon de tous les superlatifs. Le prix du mètre carré, entre 200 et 230 euros en surface nue, ne fait d'ailleurs pas exception. Parmi les plus élevés au monde, il constitue « la seule ombre » au tableau.

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