Nous suivre Emballages Magazine : l'actualité de l'emballage et du conditionnement

Enquête

Les industries de l'emballage ont tenu face à la morosité en 2003

Tiziano Polito

Sujets relatifs :

,
Malgré une conjoncture fort morose, l'industrie de l'emballage a enregistré une progression de son activité de 0,8 % en 2003. C'est ce que constate le Sessi dans sa dernière enquête. La filière a généré un chiffre d'affaires supérieur à 18 milliards d'euros, atteignant un niveau comparable à celui de l'industrie aéronautique et spatiale.

A en croire les experts, la forte corrélation qui existe entre l'industrie de l'emballage et l'activité générale reste d'actualité. Et les chiffres relevés par le Service des études et des statistiques industrielles (Sessi) démontrent pour leur part, qu'en 2003, les industries de l'emballage ont même fait un peu mieux que le reste de l'industrie française. Le secteur a, en effet, progressé de 0,8 % à 18,3 milliards d'euros, le même niveau que l'industrie aéronautique et spatiale, alors que la production a baissé de 1 % dans les autres secteurs manufacturiers. A titre de comparaison, le produit intérieur brut (PIB), considéré comme un indicateur fiable de la santé économique du pays n'augmente que de 0,5 % en 2003. La conjoncture n'a toutefois pas influé de la même façon sur toutes les filières. Le bilan est positif pour les emballages en plastique et en verre ainsi que pour les constructeurs de machines de conditionnement. Il l'est moins pour le métal, le carton et le bois. Dans le détail, les emballages en plastique, qui représentent 31 % des facturations totales du secteur, enregistrent un chiffre d'affaires de 6,1 milliards d'euros en hausse de 3 %. Encore très atomisé comparé aux filières du verre ou du métal, le secteur a bénéficié de la forte croissance des plastiques sur des marchés comme l'alimentaire ou la pharmacie. Premier intervenant européen devant l'Allemagne, la France a produit plus d'un million de tonnes d'emballages en plastique en 2003 dont près de la moitié sont des sacs et sachets. Et, d'après les données disponibles, la hausse de l'activité serait confirmée pour le premier semestre 2004 même si les marges des producteurs risquent d'être sérieusement entamées par la flambée du prix du pétrole qui a sévi pendant toute la seconde moitié de l'année 2004. Après une année de recul, le verre renoue avec la croissance avec un chiffre d'affaires de près de 2,4 milliards d'euros. Le flaconnage, qui représente 24 % de ses facturations, contribue essentiellement à cette reprise alors que la bouteillerie progresse plus faiblement. Ces bonnes performances confortent la France au deuxième rang européen derrière l'Allemagne parmi les pays producteurs avec environ 20 % des parts de marché. La hausse des exportations - à 574 millions d'euros (+4,4%) en 2003 - a contribué à cet essor. Mais il reste une ombre au tableau : avec des investissements techniques en chute de 22 %, le secteur semblerait moins soucieux de moderniser son outil.

Faiblesse de la demande

L'année aura été moins bonne du côté du papier-carton. Plus éclatée, cette filière, qui compte quelque 300 intervenants, affiche un chiffre d'affaires de 5,7 milliards d'euros, en baisse de 1,5 %. Hausse des matières premières et faiblesse de la demande auront caractérisé cet exercice qui a toutefois davantage pénalisé les fabricants de carton plat (18,8 % des débouchés) que ceux de carton ondulé (73,1 %). Mieux implantés à l'étranger, ces derniers ont pu en effet trouver d'utiles relais à l'export pour pallier le manque de dynamisme de la demande intérieure. Les boîtes et caisses en carton ondulé représentent justement plus de la moitié de ventes du secteur, suivies des étuis (20,2 %), des cartonnages divers (11,8 %), des briques pour boissons (7 %) et des sacs en papier (4,8 %). L'emballage métallique doit faire face, quant à lui, à une lente érosion de ses parts de marché notamment face aux plastiques dans le secteur alimentaire. Cette tendance s'est confirmée en 2003 avec un chiffre d'affaires en baisse de 2,5 %, à 2,5 milliards d'euros. Les boîtes de conserve, qui représentent le tiers des facturations, ont particulièrement souffert à cause de la canicule et de la chute de la production de légumes appertisés.

La France demeure au troisième rang mondial pour l'exportation d'emballages ferreux derrière l'Allemagne et l'Espagne. Petite par son chiffre d'affaires, la filière du bois ne l'est pas par le nombre d'entreprises qu'elle regroupe : près de 230 selon le Sessi, mais beaucoup plus si l'on compte les entreprises de moins de 20 salariés. Ce secteur vit, pour l'essentiel, des palettes qui représentent près du quart des facturations sur un total de 1,4 milliard d'euros.

Malgré un certain dynamisme dans le domaine des barquettes alimentaires, le bois souffre toujours de la concurrence du plastique pour les applications logistiques telles que palettes et casiers. Résultat : les ventes sont en recul de 3,2 % en 2003. Les constructeurs de machines de conditionnement sont finalement les seuls à tirer leur épingle du jeu au cours de cette année mi-figue mi-raisin. Dopé par une forte demande en provenance du secteur alimentaire, leur chiffre d'affaires s'envole de 12 % pour atteindre 643 millions d'euros. Une belle performance !

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Emballages Magazine


Nous vous recommandons

Médical : avis de tempête sur le polypropylène

Profession

Médical : avis de tempête sur le polypropylène

La multiplication des cas de force majeure compromet la production d’emballages rigides et souples pour lutter contre la pandémie. - Avis de tempête sur le polypropylène (PP) : les plasturgistes[…]

26/02/2021 | PlastiquesIndicateurs
Avec la pandémie, Aptar compense ses pertes en 2020

Résultats

Avec la pandémie, Aptar compense ses pertes en 2020

L’agence de design Trapèze revoit l’identité globale de Radiante

Technologie

L’agence de design Trapèze revoit l’identité globale de Radiante

ProMach se renforce dans la pharmacie

Acquisitions

ProMach se renforce dans la pharmacie

Plus d'articles