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Enquête

Les conditionneurs à façon passent leurs marchés au crible

Tiziano Polito

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Afin de mieux connaître l'évolution de ses marchés, la Fédération européenne du conditionnement à façon (Eurocaf) a entrepris de suivre les besoins de ses clients au travers d'une enquête annuelle. Confié à ISC Promo Etudes, ce baromètre montre ainsi que 24 % des entreprises externalisent tout ou partie de leur production.

En France, une entreprise sur quatre sous-traite ses activités de conditionnement. C'est l'une des principales conclusions de la dernière enquête sur le marché du conditionnement à façon réalisée par ISC Promo Etudes pour le compte de la Fédération européenne du conditionnement à façon (Eurocaf). Les spécialistes ne seront pas surpris car cette estimation semble parfaitement « coller » à la réalité du marché. Depuis quelques années, en effet, la montée en puissance du conditionnement à façon est manifeste dans tous les secteurs d'activité. Pourtant, cet univers reste encore mal connu. Il rassemble des prestataires de service allant du conditionnement à la logistique, dans des métiers souvent hyper-spécialisés comme la PLV ou le manchonnage et présents dans des domaines aussi diversifiés que l'agroalimentaire, la beauté-santé, la distribution, la chimie et la pharmacie.

Enquête annuelle

En décidant de publier une enquête annuelle périodique, Eurocaf, a fait le choix de se doter d'un indicateur économique fiable. Avec deux objectifs : mieux connaître la demande des industries clientes et suivre son évolution dans le temps. Les résultats de l'enquête, parvenue entre-temps à la deuxième édition, indiquent que le recours à la sous-traitance a progressé en France : 24 % des entreprises ont externalisé leur conditionnement au cours de l'année 2001 contre 18 % en 2000. Sur le plan qualitatif, l'étude a le mérite de procéder à une véritable caractérisation des rapports entre les donneurs d'ordre et leurs sous-traitants. Ainsi, la proportion des activités confiées à l'extérieur varie d'une entreprise à une autre : une bonne moitié des sociétés interviewées externalisent entre 5 et 30 % de leur conditionnement, alors qu'un tiers a recours à la sous-traitance pour la quasi-totalité du conditionnement. Les cas de figure intermédiaires sont plus rares.

Savoir-faire technologique

L'absence d'outils industriels appropriés représente la première cause de recours à la sous-traitance (36,8 % des réponses), suivie des problèmes de coût (18,2 %) et de dépassement des capacités de production (9,1 %). Environ 8 % des entreprises font appel à la sous-traitance en vue d'y trouver un savoir-faire technologique spécifique ! Autre tendance : la majorité des entreprises ayant recours à l'externalisation, sous-traitent à la fois leur conditionnement primaire et secondaire. A l'évidence il est plus intéressant de confier l'ensemble de la prestation de conditionnement à un professionnel que parcelliser cette tâche entre plusieurs prestataires. La relation entre le conditionneur à façon et son client semble aussi évoluer vers plus de stabilité dans le temps. Plus de 70 % des entreprises qui sous-traitent leur conditionnement, le font de façon récurrente. Elles recherchent aussi - pour près de 72 % d'entre elles - une relation de partenariat avec leur sous-traitant. Malgré cela, il est rare qu'une entreprise ne travaille qu'avec un seul conditionneur à façon. Les compétences, la nature des produits à conditionner, la souplesse d'action, conduisent les entreprises à entretenir des rapports avec plusieurs spécialistes à la fois. Quant aux pratiques opératoires, l'emploi d'un cahier des charges formalisé semble définitivement s'imposer. Un volet entier de l'étude est consacré aux modalités de choix des conditionneurs à façon. Il apparaît que certains critères comme la santé financière et le parc machines sont considérés comme décisifs dans la sélection des sous-traitants. Et que 91 % des responsables interviewés sont attachés aux normes de qualité dans la mesure où cela constitue une marque de sérieux et d'efficacité. Le critère de la proximité géographique revêt aussi une importance considérable : près de 40 % des sondés jugent « indispensable » la présence des conditionneurs à façon dans leur région et presque autant estiment nécessaire leur implantation en France. A contrario, seuls 11 % se disent prêts à travailler avec des professionnels situés dans les autres pays européens. Enfin, les réseaux informels semblent jouer un rôle non négligeable : le « bouche à oreille » constitue de loin la première modalité de recherche des conditionneurs à façon. Bien avant les guides et les salons professionnels !

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