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Les barquettes

ANNE FRITSCH

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En plastique, en aluminium, en carton, en bois, ou associant plusieurs de ces matériaux, les barquettes déclinent les modes de conservation, de refermabilité, d'inviolabilité ou de décor au gré de nos modes de consommation.

La barquette préformée est au croisement des exigences économiques, techniques, logistiques et esthétiques. Très peu présente en cosmétique, elle intègre des fonctions de calage en pharmacie ou en bricolage, mais connaît ses développements techniques majeurs sur son marché le plus porteur : l'agroalimentaire. Il s'est vendu en France quelque 11,3 milliards de barquettes alimentaires en 2001, d'après une étude du Marketing Research for Industry (MSI), qui en prévoit 15,9 milliards en 2006, soit une croissance de 7 % par an (voir l'enquête d'Emballages Magazine, n° 639). Etiquettes, combinaisons de transparence et d'opacité entre le fond et l'opercule, décoration dans le moule (IML), sont autant de ficelles pour porter haut l'image de la marque, même pour le plus modeste des produits. Si l'aluminium reste présent - pour les plats surgelés à gratiner par exemple -, il a beaucoup pâti de la généralisation du micro-ondes. Depuis cinq ans, arrivent en Europe des barquettes en carton revêtu d'un film en polyéthylène téréphralate (PET), qui passent aussi bien au micro-ondes qu'au four traditionnel jusqu'à 240 °C. Mais les matériaux dominants restent les plastiques dont sont composées 84 % des barquettes alimentaires d'après le MSI. Le polystyrène expansé occupe la première place (27 %) grâce au marché de la viande, suivi des complexes PE-PVC (26 %), puis viennent le PET (11 %) et le PVC nu (10 %). Le polypropylène, qui ne réalisait en 2001 que 7 % des barquettes, devrait voir son marché doubler d'ici à 2006 avec l'essor des plats cuisinés.

Portions individuelles

On le voit, sociologie et modes de consommation dictent l'évolution de ce secteur. Le recours aux plats cuisinés, le nomadisme, et surtout l'individualisation des repas multiplient le recours aux barquettes et en diminue la taille. Aujourd'hui, les plats familiaux n'ont plus la cote et l'on en est plutôt à favoriser le « self service » dans le réfrigérateur familial. Le discours marketing qui défend le droit de chacun à avoir ses propres goûts sous-tend évidemment un intérêt des fabricants à augmenter le marché en valeur par des portions individuelles. Bref, le marché des barquettes a de belles perspectives, d'autant qu'il n'est que marginalement concerné par la concurrence croissante des emballages souples. Au rayon boucherie, les barquettes en polystyrène expansé sont toujours majoritaires. Elles assurent en effet une excellente rigidité au regard de leur poids, rigidité indispensable pour supporter des masses importantes.

Mise sous atmosphère

Cependant, ces barquettes se complexifient en intégrant des buvards absorbeurs d'humidité. Dans ces barquettes, fermées par un enroulement de film étirable, la viande se conserve trois à quatre jours, contre huit à dix en « case ready », des barquettes sous atmosphère modifiée, réalisées par des conditionneurs extérieurs aux magasins. Beaucoup de moyennes surfaces ont adopté cette solution pour économiser un laboratoire interne de conditionnement de la viande. La mise sous atmosphère gagne, en effet, du terrain. En choisissant le bon mélange gazeux, et en associant un film d'operculage avec la bonne couche barrière, on module les entrées et sorties d'oxygène, de dioxyde de carbone et d'eau pour améliorer la conservation. Les barquettes deviennent alors des emballages très techniques.

Les barquettes composites associant carton, pour la résistance et le décor, et plastique, pour l'étanchéité, s'acheminent aussi vers le contrôle des échanges gazeux et la mise sous atmosphère. Des développements sont en cours chez Smurfit sous le nom de Pur-Tec.

Enfin, le secteur devrait bénéficier, à moyen terme, du développement du préconditionnement des fruits et légumes frais. Que ce soit pour protéger les fruits fragiles ou pour éviter que chaque client ne cède à la tentation de goûter une ou deux cerises en passant. Ces barquettes devront maintenir des échanges gazeux.

Guide d'achat : Les barquettes (tableau : voir pdf)

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