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Tiziano Polito

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L'offre en robots Delta s'enrichit de solutions plus performantes en termes de vitesse, précision et hygiène. Elle se spécialise aussi pour mieux répondre aux besoins des intégrateurs et des constructeurs de machines d'emballage.

Que ce soit à Düsseldorf, à Paris ou à Milan, les robots à structure parallèle, aussi appelés hexapodes ou Delta, constituent l'une des attractions phare des salons dédiés à l'emballage. On n'hésite pas à faire une pause pour observer le fonctionnement de ces appareils qui, tels des araignées géantes, attrapent avec leurs longues pattes des biscuits arrivant à toute vitesse pour les insérer dans les alvéoles de leur blister. « La fonction d'un robot Delta peut se résumer dans le contrôle individuel à haute cadence d'un produit arrivant en vrac sur un tapis », rappelle Laurent Businaro, responsable du développement chez ABB France. Soit, en d'autres termes, à des opérations de « pick et place » selon la formule consacrée. Si la vitesse et la souplesse constituent les deux points forts de cette technologie, le robot Delta reste toutefois assez peu exploité en regard de son potentiel.

De nouvelles vocations

De nouvelles vocations Alors que le parc mondial est estimé à un millier d'unités, une cinquantaine d'exemplaires seulement de ces robots sont répertoriés en France. La faute à une certaine « frilosité » des industriels vis-à-vis d'une technologie assez jeune - les premières applications datent des années 1990 - et surtout à des prix qui sont loin d'être accessibles à tous. Mais le scénario devrait changer. Depuis la fin 2006, le brevet du robot Delta est tombé dans le domaine public, ce qui n'a pas manqué de susciter de nouvelles vocations. Les constructeurs de machines d'emballage paraissent très inspirés. Ainsi, aux côtés des fournisseurs historiques Sigpack Systems (Bosch Packaging Technology) et ABB, d'autres entreprises ont développé leurs propres machines. C'est le cas du néerlandais BluePrint Automation qui, en février dernier, a lancé un Delta capable d'atteindre une vitesse de 180 cycles par minute. « La robotique fait partie de nos priorités. Avant nous privilégions le canal de l'intégration ; le fait d'internaliser cette compétence nous permet d'adapter ces matériels à nos exigences », explique Franck Protte, directeur de la filiale française de ce spécialiste de l'encaissage de produits conditionnés en emballages souples. Même dynamique chez Ixapack, spécialisé dans la mécanisation du carton, qui vient de sortir lui aussi un Delta pour la manipulation de charges jusqu'à 4 kg. « Qui dit intégration de matériel extérieur dit aussi partage des responsabilités en cas de dysfonctionnement. La maîtrise de cette technologie nous permet d'être responsables de A à Z sur l'ensemble du process », explique Thierry Marlet, responsable commercial de l'entreprise vendéenne.

Cinématique à quatre bras

Cinématique à quatre bras Afin de compléter son offre de solutions pour l'emballage, comprenant, jusque-là, des robots cartésiens, des robots poly-articulés et des robots Scara, Adept Technology s'est lancé lui aussi dans la fabrication d'un robot Delta. Sauf que, à la différence de ses concurrents, son Adept Quattro s650 est doté non pas de 6 mais de 8 bras, disposés 2 par 2 en parallélogrammes. L'appareil atteint ainsi une vitesse de 240 cycles par minute, ce qui représente un record. « En combinant la cinématique à 4 bras et l'emploi d'un quatrième moteur, on arrive à transporter des charges plus importantes », indique Jean-Michel Bombar, responsable commercial de la filiale française qui est un peu à l'origine de ce produit puisque c'est vers elle que Vincent Nabat, l'inventeur du procédé, chercheur au Laboratoire d'informatique, de robotique et de microélectronique de l'université de Montpellier (LIRMM), s'est tourné pour le développer industriellement. Du côté des opérateurs traditionnels, l'entrée de nouveaux acteurs sur le marché n'a pas été vécue comme un drame. Car autant ABB que Sigpack Systems sont persuadés de disposer d'une avance technologique sur leurs concurrents. Chez le premier, on explique que les performances pures en termes de vitesse ne sont pas fondamentales, l'efficacité d'un Delta dépendant à la fois de la précision dans la prise du produit, de la qualité de la sélection et de la répartition de la charge de travail entre plusieurs robots.

Satisfaire aux normes

Il y a aussi le « retour d'expérience » qui a permis de faire évoluer le matériel. En l'occurrence, l'entreprise suédoise a été la première à proposer une machine en version « wash down » pour satisfaire aux normes hygiéniques requises par certains secteurs comme l'industrie des viandes. Quant à Sigpack Systems - qui exploite depuis le début le brevet de Reymond Clavel avec sa marque Demaurex -, il compte notamment sur le savoir-faire développé en matière de manipulation des produits. « Nous avons une expérience de plus de 15 ans dans des domaines aussi diversifiés que la confiserie, les produits surgelés et la pharmacie », observe Roland Czuday, directeur des applications robotique de l'entreprise suisse. Et de poursuivre : « nous sommes capables non seulement de manipuler des produits fragiles à très grande vitesse mais aussi d'effectuer, en même temps, du contrôle de qualité ». Car si les caméras utilisées sur ces robots servent à repérer la position des produits arrivant en ordre épars sur le convoyeur, elles servent aussi à exclure ceux qui, de par leur forme, leur aspect ou leur couleur ne remplissent pas les critères requis. Ainsi pour des biscuits trop cuits, ou dont les angles sont abîmés. Si les robots ont remplacé les hommes pour effectuer des tâches manuelles, ils les ont aussi supplantés dans le contrôle de qualité, une activité qui, pourtant, leur revenait depuis toujours

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