Nous suivre Emballages Magazine : l'actualité de l'emballage et du conditionnement

Stratégie

Optima se diversifie dans les piles à combustible

Optima se diversifie dans les piles à combustible

Assemblage des couches sur la ligne Optima.

Le constructeur de machines d’emballage voit sur ce segment, à l’instar de certains de ses confrères, un marché d’avenir. -

Les batteries et les moteurs pour véhicules électriques seraient-ils devenus le nouvel Eldorado pour les constructeurs de machines d’emballage ? Tout porte à le croire à considérer les récents investissements de certains d’entre eux, comme l’italien Ima, ou le constructeur de presses allemand Heidelberg qui s’intéresse plus spécialement aux bornes de recharge de batteries. Dernier épisode en date, l’allemand Optima, que les professionnels de l’emballage connaissent pour ses machines de conditionnement pour la pharmacie, le non-tissé et l’alimentaire, se lance dans la construction de lignes pour l’assemblage de piles à combustible. Alimentées par l’hydrogène, ces sources d’énergie sont censées être plus propres, posséder davantage de capacité et de puissance que les batteries lithium-ion et sont capables de se recharger plus rapidement. Elles sont déjà employées dans la propulsion de bus hybrides et semblent être particulièrement efficaces pour les véhicules utilisés pendant de longues périodes avec des pauses minimales, comme les camions, les robots mobiles autonomes (AMR) et les systèmes de manutention des centres logistiques.

Réduire les coûts

Performantes, ces piles demeurent toutefois chères à produire. Selon Optima, seule une automatisation poussée permettrait de réduire les coûts de production. D’où l’idée du constructeur allemand de proposer des lignes d’assemblage pour en fabriquer. Au cœur de la pile à combustible se trouve l'ensemble électrode-membrane-électrode (EME) ou MEA en anglais, imprégné d'hydrogène et d'oxygène, et dont la réaction génère le courant électrique nécessaire à la propulsion du véhicule. Un MEA se compose essentiellement d'une membrane électrolyte, dite zone active, de quelques microns d’épaisseur, où ont lieu les réactions électrochimiques, d’une membrane où est situé le catalyseur (appelée CCM) et des couches de diffusion de gaz (GDL). Ces couches sont livrées sous forme de produits laminés ou produites par le fabricant lui-même. Elles doivent être déroulées, coupées à la taille requise, assemblées et collées pour former des MEA. C’est justement ce que se propose de faire Optima sur sa ligne. L'empilement des MEA finis dans une pile à combustible a lieu en fin de process grâce à une machine qui sera prête d'ici la fin de l'année.

La technologie a été développée par la division Optima Life Science en coopération avec Coatema Coating Machinery. D’après la société allemande, les différents savoir-faire acquis dans les domaines du process et du conditionnement se sont avérés extrêmement précieux pour le développement de cette technologie.

Présent sur les marchés de la pharmacie, du non-tissé, des produits de soin et d’hygiène, Optima a réalisé, en 2020, un chiffre d’affaires de 420 millions d’euros avec un effectif de 2650 personnes.

 

 

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Emballages Magazine


Nous vous recommandons

Du film aluminium pour sauver les séquoias

Technologie

Du film aluminium pour sauver les séquoias

En Californie, les troncs de plusieurs arbres millénaires ont été emballés pour résister aux flammes des incendies. -    Du carton pour remplacer le plastique, du verre à la place du[…]

27/09/2021 | AluminiumBois
Expansion espagnole pour Alpla

Acquisitions

Expansion espagnole pour Alpla

Le Figaro supprime le film de routage

Innovation

Le Figaro supprime le film de routage

Silgan se renforce dans le bouchage

Acquisitions

Silgan se renforce dans le bouchage

Plus d'articles