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Sécurité sanitaire

[Covid-19] Promoplast vient en aide aux hôpitaux

Tiziano Polito
[Covid-19] Promoplast vient en aide aux hôpitaux

La PME spécialisée dans l’emballage et l’identité visuelle pour les pharmacies et les petits commerces a commencé à produire des surblouses et des tabliers afin de répondre aux besoins des hôpitaux de la région. - 

Rien ne laissait présager que Promoplast s’oriente un jour vers la production de surblouses et de tabliers pour le secteur médical. Puis le Covid-19 est arrivé… « Au départ, nous avons répondu à une demande de l’hôpital de Châteaubriant qui ne disposait plus de surblouses et de tabliers. Ils voulaient qu’on les dépanne de 30 000 pièces », se souvient Jean-Filbert Roussel, Pdg de l’entreprise (en photo). C’était il y a quelques semaines… Le climat d’urgence nationale et la « guerre » contre l’épidémie décrétée par le président de la République ont motivé la petite et moyenne entreprise (PME) à répondre à l’urgence. En deux jours et quelques allers-retours, les prototypes des deux articles – un tablier jetable et une surblouse avec manches – étaient prêts. La proximité avec le client – Promoplast est également basé à Châteaubriant (Loire-Atlantique) – a facilité les choses. La production était lancée dans la foulée. L’entreprise, qui réalise un chiffre d’affaires de 17 millions d’euros avec un effectif de 140 personnes, fabrique des emballages pour les pharmacies et le petit commerce, y compris des sacs en plastique. Elle disposait donc déjà de l’outil industriel pour transformer les bobines de polyéthylène (PE) de 20 µm en vêtements de protection. Le savoir-faire ne diffère pas trop non plus : soudure, découpe du film, pose d’un lien.

La solidarité a joué 

« Nous manquions juste de personnel, mais la solidarité a joué. Les entreprises voisines, confrontées à une baisse de leur activité, nous ont prêté main-forte », précise Jean-Filbert Roussel. Une dizaine de personnes sont venues renforcer l’effectif de Promoplast. L’entreprise a dédié trois lignes aux surblouses et aux tabliers. Elle produit aujourd'hui entre 600 000 et 800 000 pièces par semaine, soit vingt fois plus qu'au tout début. Promoplast estime à 1,5 million d’articles le besoin rien que pour les hôpitaux de la région des Pays de la Loire.  « Les besoins sont énormes, car en raison du danger de contamination et du nombre de patients, le personnel soignant se change beaucoup plus souvent. Ces articles ne sont pas complexes à fabriquer en soi, le problème, c’est que toute la production a été délocalisée en Asie », pointe Jean-Filbert Roussel. Et de poursuivre : « Nous avons pensé à fabriquer des masques, mais c’est plus compliqué, d’une part parce que la matière première est préemptée par les pays producteurs et, d’autre part, parce qu’il existe des normes plus strictes, sans oublier que le façonnage, avec la pose d’un élastique, est également plus complexe ». 

Éviter les files d'attente 

Avec une activité qui porte également sur le merchandising et la communication des entreprises auxquelles elle s’adresse, via, par exemple, les sites Internet, Promoplast a également pensé à aider ses clients en leur proposant une application pour faciliter la préparation des commandes en magasin pour éviter les files d’attente et les risques liés à la promiscuité : « Avec Scanordo, il suffit de prendre une photo de l’ordonnance et de l’envoyer au pharmacien qui prépare le colis, nous allons faire la même chose pour les petits magasins à partir des listes de course », détaille Jean-Filbert Roussel. L’après-confinement se profile déjà. La société pense à déployer ses services pour faciliter la vie des commerçants, dans le cadre de relations sociales qui seront, forcément, différentes.

 

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