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« Tourner à capacité réduite est un enfer économique », assure Étienne Gruyez, Pdg de Stoelzle Masnières

Pierre Monnier

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« Tourner à capacité réduite est un enfer économique », assure Étienne Gruyez, Pdg de Stoelzle Masnières

Étienne Gruyez a réalisé la quasi-totalité de sa carrière dans le verre. D'abord chez Arc International, puis au sein de Stoelzle Masnières depuis 2014. Il a pris la direction du site avant d'en devenir le Pdg en 2018.

© Stoelzle

Frappé par l’épidémie de coronavirus, Stoelzle Masnières a été contraint de fermer ses portes dès la mi-mars. Alors que le redémarrage s’amorce, Étienne Gruyez, le Pdg de l’entreprise, s’interroge toujours sur la reprise de l’activité. L’incertitude reste de mise sur les commandes de flacons en verre pour la parfumerie et la cosmétique alors que le secteur du luxe donne encore peu de visibilité à ce stade de la crise. –

Stoelzle Masnières s’apprête à sortir de son confinement. Fermée depuis le 17 mars en raison de l’épidémie de Covid-19, la verrerie du Nord va rouvrir ses portes. Les équipes préparent l’unique four de l’usine à produire à nouveau des flacons pour la parfumerie et la cosmétique. Pourtant, il est bien difficile de déterminer quand et comment la reprise du secteur du luxe aura lieu. Étienne Gruyez, le Pdg de l’entreprise, doit donc se montrer agile et faire preuve de flexibilité. Avec l’objectif d’atteindre au plus vite une cadence critique pour assurer la rentabilité de son outil de production. La transformation du verre ayant la particularité d’engendrer de fortes charges fixes.

Emballages Magazine : Quelle est la situation actuelle de Stoelzle Masnières ?

Étienne Gruyez : L’usine est toujours fermée pour le moment. Nous sommes actuellement en train de préparer notre four afin de pouvoir redémarrer dans la semaine.

Quand a été décidée la fermeture de l’usine ?

Nous avons pris la décision d’arrêter l'activité dès le début du confinement, le 17 mars. Nous avions déjà des personnes suspectées d’être contaminées à l’époque. Les mesures barrière étaient assez difficiles à mettre en place. Nous pensions nous arrêter pour quinze jours, le temps de mettre en place les conditions de sécurité adéquates. Nous ne savions pas que cela durerait aussi longtemps. La majorité de nos 335 salariés sont en chômage partiel.

« Je pense que les attentes environnementales des clients ne seront que plus fortes à l'avenir »

Le besoin en emballage, notamment pour le gel hydroalcoolique, vous a-t-il permis de poursuivre une production minimale ?

Les gels hydroalcooliques sont conditionnés majoritairement dans du plastique. Pour utiliser ce produit, il faut appuyer sur l’emballage ou le presser. Avec le verre, c’est compliqué. Nous avons tout de même pu aider les hôpitaux locaux, notamment à Saint-Quentin ou Cambrai. Ils avaient des formules liquides, nous leur avons donc fait don de formats standard de flacons en verre. Cela leur a permis d’utiliser leur propre solution désinfectante, mais surtout de les stocker pour continuer à en produire sans manquer d’emballages.

Pensez-vous que le plastique bénéficiera de cette « utilité publique » dans le futur ?

Non. L’usage du plastique est facile : il ne casse pas, il est léger, il se met dans le sac. Néanmoins, les consommateurs ne vont pas mettre leur parfum dans du plastique. Ce n’est pas un mauvais produit, mais ce qui pose problème, c’est la manière dont il est traité en fin de vie. Lorsque l’on regarde les origines de l’épidémie de Covid-19, l’environnement y prend une part importante. Je pense même que les attentes des clients dans ce domaine n’en seront que plus fortes, avec des demandes de flacons en verre à la hausse.

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