Nous suivre Emballages Magazine : l'actualité de l'emballage et du conditionnement

G. Pivaudran s’étend pour ses 70 ans

Pierre Monnier

Sujets relatifs :

, ,
G. Pivaudran s’étend pour ses 70 ans

L'agrandissement de l'usine G. Pivaudran de Souillac (Lot).

© G.Pivaudran

Le spécialiste des composants en aluminium pour l’emballage a inauguré l’extension de son bâtiment. –

Marc Pivaudran n’a fait qu’un seul souhait pour les 70 ans de sa société : « rester un leader mondial ». A la tête de G. Pivaudran depuis 2006, il a repris l’entreprise dirigée par son père pendant près de 35 ans et créée par son grand-père en 1948. La cérémonie organisée le 19 octobre a permis au spécialiste du développement et de la fabrication de composant métallique d’emballages pour la parfumerie-cosmétique d’inaugurer l’extension de son unité de production, situé rue de Sarlat à Souillac (Lot). Ici, les pièces sont anodisées, décorées et assemblées. Les étapes de traitement du métal, principalement de l’aluminium, sont exécutées dans l’usine historique de la Frégière à quelques centaines de mètres de là. Car en plus d’être une entreprise 100 % familiale, G. Pivaudran est également 100 % Souillagaise. Une fierté et un enjeu économique pour la ville que le maire, Jean-Michel Sanfourche, ou encore le préfet du Lot, Jérôme Filippini, n’ont pas manqué de rappeler. L’entreprise emploie 200 personnes et réalise un chiffre d’affaire de 18,5 millions d’euros, qui devrait grimper à 20 millions dès cette année.

L'investissement, c'est la clé

Terminés avant l’été, les travaux d’extension ont permis d’augmenter d’environ 3 000 m² la surface disponible. Dans un premier temps, les machines d’assemblage ont été installées dans le nouveau bâtiment, qui jouxte et vient prolonger celui déjà présent. Il aura fallu 2,7 millions d’euros sur le plan foncier auquel s’ajoutent 1,8 million d’euros d’équipements industriels pour réaliser cet agrandissement. « En temps normal, l’enveloppe allouée aux investissements est comprise entre 1,2 et 1,5 million d’euros », confie Marc Pivaudran. Des efforts financiers qui se répercutent sur la réputation du fabricant. « L’investissement, c’est la clé de l’assemblage, assure Hervé Delaigue, le directeur commercial et développement de l’entreprise. Nous devenons un leader dans ce domaine et sommes de plus en plus maître d’œuvre des projets sur lesquels nous intervenons. » Dernier exemple en date, le mascara Volume Révolution de Chanel. Si G. Pivaudran ne fournit pas la brosse du produit, imprimée en 3D, la société réalise le corps en aluminium brossé noir, décoré par sérigraphie, gravure et tampographie.

Doubler les capacités de traitement de surface

Avec cette extension, G. Pivaudran va pouvoir doubler ses capacités de traitement de surface. En fin d’année 2019, une nouvelle ligne automatique d’anodisation sera acquise. Mais elle devra être entièrement opérationnelle avant de pouvoir retirer l’existante afin d’assurer une continuité dans la livraison des pièces aux clients. D’où l’enjeu de surface et l’agrandissement du site. « Aujourd’hui, nous n’avons que cinq bains de colorisations, explique Hervé Delaigue. La nouvelle ligne disposera de douze bains de couleurs. » La forte demande des clients pour un élargissement des teintes sera ainsi satisfaite. Pour l’heure, le choix des coloris n’est pas limité, mais implique des manipulations contraignantes. « Il faut vider une cuve de 3 000 litres pour la remplir à nouveau avec la couleur souhaité », précise Hervé Delaigue. Cette opération implique une grande quantité de pièces à colorer. Alors que les lots classiques comportent 50 000 à 100 000 unités, les quantités aujourd’hui exceptionnelles de 10 000 à 15 000 pièces ne seront plus un problème. Un service en plus pour les marques à l’heure de la personnalisation accrue.

Une nouvelle presse outil à suivre en février

Le cœur du métier de G. Pivaudran est le traitement de l’aluminium. C’est sur le site de la Frégière, à Souillac (Lot) que cette activité est rassemblée. Trois types de presses y sont présents : les presses traditionnelles qui forment une pièce en un coup, et les presse transfert et les presses outil à suivre (ci-contre) qui forment les pièces en plusieurs coups. Le transfert permet de réaliser des pièces plus volumineuses, mais l’outil à suivre évite de créer des défauts et donc de passer par une étape de polissage. Pour Hervé Delaigue, le directeur commercial et développement de G. Pivaudran : « L’avenir est dans l’outil à suivre. Il suffit d’une demi-journée pour mettre en place une production sur ce type de machine contre deux à trois jours avec une presse transfert. De plus, leur fiabilité croît constamment. » En février 2019, une quatrième ligne de presse outil à suivre sera mise en place. Un investissement de l’ordre de 400 000 à 500 000 euros.

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Emballages Magazine


Nous vous recommandons

Icma célèbre ses 85 ans avec un nouveau logo

Icma célèbre ses 85 ans avec un nouveau logo

Le fabricant de papier pour l’emballage apporte plus de symbolique à sa signature. – L’idée de Matilde Carcano a donc été la bonne. En 1933, cette pionnière de l’entreprenariat[…]

14/11/2018 | DesignPapier
Les Places d’or ouvrent leurs portes

Agenda

Les Places d’or ouvrent leurs portes

Loewe se couronne d’un capot en bois doré

Loewe se couronne d’un capot en bois doré

De la porcelaine pour une protection absolue

De la porcelaine pour une protection absolue

Plus d'articles