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Dossier

Tiziano Polito
Dans la région parisienne, le géant de la conserve conditionne chaque jour quelque 20 000 lots promotionnels en flux tendu et sur une unique ligne de conditionnement. Autant dire que le moindre retard dû à une panne est inenvisageable. D'où le recours à la maintenance à distance.

Patrick Zaoui est un homme heureux ! Surtout depuis qu'il sait pouvoir compter sur la télémaintenance pour mener à bien la production journalière qui lui est confiée. A l'usine de William Saurin de Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne), il est chargé de veiller au fonctionnement de l'unique ligne de conditionnement. Sa spécialité ? Les lots promotionnels. C'est la principale activité du site. Les boîtes de conserve de raviolis, cassoulets et autres plats cuisinés conditionnés dans les usines du groupe - qui comprend les marques Panzani, Petitjean, Garbit... - sont réceptionnées et dépalettisées avant d'être regroupées en lots de trois ou quatre unités. Sur place, les emballages sont successivement étiquetés, orientés, fardelés sous film plastique, suremballés dans une caisse en carton et enfin palettisés. Environ 20 000 lots sont produits chaque jour. L'organisation de la production répond à une logique de flux tendu. Tout retard de fabrication, et a fortiori une panne qui immobiliserait la ligne pendant plusieurs jours, représente un risque que personne n'est prêt à prendre. « Il nous arrive parfois d'être encore en train de produire alors que le camion attend à l'extérieur pour pouvoir enlever le chargement », explique Patrick Zaoui.

Pour parer aux inconvénients majeurs, l'entreprise recourt à la télémaintenance. Les trois machines principales de la ligne - une fardeleuse Cermex OC, une encartonneuse Ixapack et un palettiseur - sont équipées d'un modem. Sa fonction est simple : il relie, par le bais du réseau téléphonique, le PC industriel qui commande la machine à l'ordinateur utilisé par les techniciens du service après-vente du constructeur. Ce dernier peut ainsi intervenir à distance pour dépanner son client. Chez William Saurin, faute d'un spécialiste en interne, les pannes les plus redoutées sont celles qui relèvent des automatismes. « Grâce à la télémaintenance, nous pouvons redémarrer la ligne très rapidement : en à peine une demi-heure, le technicien est en mesure d'identifier la panne. Pour la résoudre il intervient directement, en reprogrammant la machine, ou en nous indiquant la marche à suivre », explique Patrick Zaoui.

Reconfigurer la machine

Mais la télémaintenance ne s'arrête pas à la gestion de la panne. Souvent, l'entreprise se fait assister à distance pour reconfigurer les machines lors d'un changement de production. C'est, par exemple, le cas pour coordonner le fonctionnement de la fardeleuse avec un distributeur d'objets promotionnels à insérer dans les fardeaux ou pour modifier les temps de cycles de l'encartonneuse. Et puis il y a les ressorts pédagogiques : chaque fois que les techniciens du service après-vente communiquent avec leur client, ils lui expliquent pourquoi la panne s'est produite et comment faire pour éviter d'être confronté au même problème à l'avenir. « Sans oublier, ajoute Patrick Zaoui, que ce service ne nous coûte rien ». Même son de cloche chez le fournisseur de machines : « C'est du gagnant-gagnant. La télémaintenance nous permet d'être plus réactifs face au client et nous évitons de mobiliser nos techniciens pour des dépannages qui ne nécessitent pas leur intervention sur place », explique Patrick Le Pallec, responsable de la communication de Cermex OC. A Bussy-Saint-Georges, William Saurin semble ne peut plus pouvoir se passer de la télémaintenance. A tel point que l'entreprise envisage dorénavant de demander à ses fournisseurs de machines de fournir systématiquement ce service.

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