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Henri Saporta

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Amflora contient 98% d'amylopectine.

© © BASF

Bruxelles autorise la mise en culture de la pomme de terre transgénique Amflora de BASF. -

En plein salon de l'Agriculture, l'annonce a fait du bruit. Mardi 2 mars, l'Union européenne a donné son aval à la mise en culture de la pomme de terre transgénique Amflora de BASF Plant Science (BASF). "À la suite d’une procédure complète d’autorisation, engagée en 2003, et compte tenu des nombreux avis scientifiques favorables, la Commission a décidé d’autoriser la pomme de terre Amflora. Cette pomme de terre génétiquement modifiée doit servir à la production d’amidon convenant à une utilisation industrielle (...). Cette technologie innovante contribue à optimaliser (sic) le processus de production et à économiser des matières premières, de l’énergie, de l’eau et des substances pétrochimiques", détaille la Commission dans un communiqué.

 

EH92-527-1. Le chimiste allemand a déposé sa première demande d'autorisation en août 1996, il y a treize ans, pour ce tubercule dont le nom de code est EH92-527-1. La Commission européenne n'avait plus donné son feu vert à une culture d'une plante génétiquement modifiée en Europe depuis 1998 avec le maïs MON 810 de Monsanto. Compte tenu de sa très haute teneur - 98% - en amylopectine, ce qui évite d'avoir à extraire l'amylose qui est le second homopolymère présent naturellement dans l'amidon, cette variété féculière est destinée principalement à la production d'amidon pour l'industrie papetière et le carton ondulé ou encore les adhésifs mais aussi à l'alimentation animale. Amflora contient également le gène nptII conférant une résistance à l'antibiotique de la famille kanamycine : "lorsqu'un antibiotique est appliqué sur les germes de la plante, les plantes qui n’ont pas le trait recherché disparaissent, tandis que les plantes ayant le trait souhaité et donc associées au marqueur, ne sont pas affectées", explique le chimiste. La Commission s’est appuyée sur l’avis du 11 juin 2009 de l'Agence européenne de sécurité des aliments (AESA) qui assure qu'il est "peu probable" que Amflora pose des problèmes pour la santé humaine.

 

OGM. Si le débat sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) risque de repartir de plus belle, reste que "chaque Etat est libre d'autoriser ou non la culture de cet OGM", a précisé John Dalli, le commissaire européen chargé de la Santé. L'Autriche et l'Italie ont déjà fait connaître leur intention d'interdire la culture de cette pomme de terre sur leur territoire. La France attend l'avis de son Haut conseil des biotechnologies (HCB) pour se prononcer. Les premiers pays à mettre Amflora en culture seraient, dans un premier temps, la République Tchèque et l'Allemagne puis les Pays-bas et la Suède. Bruxelles a également donné son feu vert à la commercialisation, à des fins alimentaires cette fois, de trois variétés de maïs transgéniques dérivées du MON 863 de Monsanto.

Résumé de la position de l'AESA sur Amflora
 

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