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Enquête

Le Cabanon investit pour s'adapter aux demandes des industriels

Le premier transformateur de tomates français développe son offre de produits. Et il élargit également sa palette de conditionnements afin de s'adapter aux demandes de produits semi-transformés émamant des industriels.

Développer des produits à plus forte valeur ajoutée ! Depuis deux ans tous les moyens mis en oeuvre par Le Cabanon, implanté à Camaret-sur-Aigues (Vaucluse), s'orientent vers ce seul et même objectif. Dans cette stratégie, l'emballage occupe une place primordiale, au point de vue de ses qualités techniques, mais aussi pour sa fonction de valorisation du produit. Car il ne s'agit pas, pour l'essentiel, de lancement de nouvelles gammes mais de dépoussiérage du packaging dans un but de valorisation de la marque Le Cabanon. Si des compléments de gamme tels que sauces chaudes, nappage, ketchup sont lancés, l'effort est surtout mis sur les qualités techniques et esthétiques des différents modes de conditionnement. Une orientation qui ne concerne pas seulement les produits transformés. L'entreprise développe également des modes de conditionnement spécifiques pour ses clients industriels, eux-mêmes transformateurs. « C'est un changement de dimension. Historiquement, Le Cabanon est parti de la première transformation de la tomate, telle que le concentré et les tomates pelées, et évolue pour proposer des produits toujours plus diversifiés. Nous portons désormais nos efforts sur les produits à notre marque propre, même si 60 % de notre chiffre d'affaires est réalisé grâce aux marques de distributeur », assure Christian Bonnet, directeur général. En 2000 déjà, 22 millions de francs (3,35 millions d'euros) avaient été investis dans la mise en place d'une ligne de conditionnement de ratatouille en bocaux de verre sur le site de Camaret. Douze personnes avaient été recrutées à cette occasion pour assurer le fonctionnement de cette ligne durant la campagne. Cette année, le premier industriel français de la tomate de conserve investit donc 13 millions de francs (2 millions d'euros). En continuité avec la politique de modernisation de ses installations.

Fûts aseptiques

Dans ce plan, quelque 1,5 million de francs (230 000 euros) ont été consacrés à la mise en place d'une ligne supplémentaire de conditionnement en fûts aseptiques, la quatrième, sur le site de Lédenon (Gard). L'investissement a essentiellement consisté en l'acquisition d'une remplisseuse Elpo aseptique. « La ligne aseptique nous permet de développer notre offre de produits destinés aux industriels de la deuxième transformation », poursuit Christian Bonnet.

Pendant la campagne - de juillet à octobre - les tomates pelées ou broyées en pulpe ont été conditionnées directement dans des poches en plastique vides d'air, donc aseptiques, d'une capacité de 200 kilogrammes, puis placées dans les fûts avant d'être livrées aux industriels de la deuxième transformation. Ceux-ci se servent ensuite de ces produits pour réaliser leurs propres sauces ou plats cuisinés. Après utilisation par le client, les fûts sont récupérés - sauf à l'export où les produits sont vendus « à fûts perdus » -, nettoyés et remis dans le circuit par Le Cabanon. Les poches en plastique sont à usage unique et ne sont pas réutilisées.

En ces temps de crises d'insécurité alimentaire, ces poches aseptiques sont une garantie supplémentaire d'hygiène pour le client.

Modification du conditionnement

Depuis des années l'entreprise propose des modes de conditionnement spécifiques aux industriels de la deuxième transformation et de la restauration hors foyer (RHF) : conteneurs d'une tonne, fûts de 200 kilogrammes et boîtes de cinq kilogrammes. Un secteur de son activité que l'entreprise vauclusienne souhaite optimiser dans le sens du service au client.

Difficile d'estimer si la ligne supplémentaire se traduira par une augmentation sensible de la production : celle-ci est tributaire de la campagne de production de tomates, variable d'une année sur l'autre. Mais de toute façon, la plus importante évolution stratégique se trouve, pour Le Cabanon, dans l'essor de ses gammes de produits cuisinés.

« La ligne de légumes cuisinés en bocaux de verre permet de développer notre gamme de produits de deuxième transformation à plus forte valeur ajoutée. Ces produits sont destinés aux grandes et moyennes surfaces, ils sont vendus sous marque de distributeur et à la marque Le Cabanon », explique Christian Bonnet.

Pour cela, l'entreprise a dû modifier le conditionnement de ses produits. Ce qui se traduit également par des changements techniques. Les boîtes sont désormais empilables avec, à la clé, une mise en rayon facilitée et une meilleure stabilité. En outre, toute la gamme bénéficie d'une ouverture facile. Tandis qu'un vernis blanc recouvre l'intérieur des boîtes pour un aspect visuel amélioré des produits.

Renforcer le pôle expédition

Quant aux bocaux en verre, un manchon protecteur en plastique vient, selon les termes de la direction marketing, « rassurer les consommateurs ». Surcoût estimé par unité : 0,20 franc (0,03 euro). Il a nécessité l'acquisition d'outillages sur la sertisseuse quatre têtes. Quant au stérilisateur, il a été réglé pour stériliser un contenant à ouverture facile. Mais l'investissement ne s'est pas limité à l'emballage pur. La logistique aussi doit évoluer.

Plus en aval sur la chaîne, l'acquisition d'une machine de regroupement de lots permet de commercialiser des packs de deux, trois ou quatre boîtes. Un service indispensable alors que la grande distribution est le premier interlocuteur de l'entreprise. Cette nouvelle machine vient renforcer le pôle expédition où avaient été acquis l'an dernier des palettiseurs pour bocaux en verre et en plastique. Enfin, un nouvel équipement informatique avec une imprimante de codes à barres et système de pose permet de coller directement les étiquettes sur les lignes de conditionnement en continu. Grâce à cet investissement, Le Cabanon est en mesure de proposer à ses clients d'ajouter des informations spécifiques sur les étiquettes, telles que date de commande ou lieu de livraison.

Avis d'expédition

Cette prestation passe en grande partie par le système d'échange de données informatisées (EDI) mis en place par le service logistique de la société. Les informations devant figurer sur l'étiquetage arrivent directement au service concerné au Cabanon via le réseau. De même, le service expédition de l'entreprise peut émettre un avis d'expédition par EDI. Le destinataire de la livraison peut alors vérifier que les produits livrés correspondent à la commande et à l'avis d'expédition. Un effort de rationalisation en fin de chaîne intimement lié au conditionnement.

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