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Entretien

« Notre objectif est de proposer des lignes complètes combinant impression et ennoblissement », explique-t-on chez Konica Minolta

Tiziano Polito

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« Notre objectif est de proposer des lignes complètes combinant impression et ennoblissement », explique-t-on chez Konica Minolta

Maria Daniel et Régis Ruys.

© Konica Minolta

Issu du monde de la reprographie, Konica Minolta s’est imposé en quelques années sur le marché de l’étiquette grâce à l’Accuriolabel, une presse numérique qui a déjà séduit 500 imprimeurs au niveau mondial. Le groupe japonais ne cache pas ses ambitions dans l’emballage. Explications avec Maria Daniel et Régis Ruys, respectivement chef de marché « production printing » et chef produit « industrial printing » au sein de Konica Minolta Business Solutions France. –

Emballages Magazine : Vous étiez pratiquement inconnus dans le monde de l’emballage et de l’étiquette en 2016. Depuis, vous ne cessez de battre des records de vente avec votre presse Accuriolabel. Comment expliquez-vous ce succès alors que la concurrence est rude sur ce segment ?

Maria Daniel : Il est vrai que nous ne sommes arrivés que récemment dans le monde de l’impression industrielle. Mais nous développons depuis longtemps des technologies utilisées pour ces marchés. Nous sommes issus de l’univers des copieurs et on nous connaît beaucoup pour cela, mais en réalité nous possédons une réelle expertise dans le traitement de l’image avec des solutions qui concernent l’entreprise et le médical. Ce savoir-faire nous a servis pour mettre au point l’Accuriolabel. Cette presse bobine-bobine s’est vendue à plus de 500 exemplaires, enregistrant l’une des croissances les plus fortes de tout le marché. Nous sommes passés de 100 exemplaires en 2017, à 300 l’année suivante. Nous sommes déjà à 500 ventes en 2020 et nous ne sommes qu’en milieu d’année. Nous expliquons ce succès pour deux raisons essentiellement, le procédé toner, qui est très rassurant en termes de qualité et nos prix, raisonnables comparés à notre principal concurrent sur ce segment. Ceux qui nous choisissent sont soit des imprimeurs d’étiquettes qui n’étaient pas équipés en numérique, soit des imprimeurs commerciaux qui s’intéressent maintenant à l’étiquette. Très clairement, ils perçoivent notre machine comme une porte d’accès facile à cette technologie.

« Nous répondons à la demande en provenance du marché de l'étiquette? selon trois axes »

300 presses numériques en un an, comme cela a été le cas en 2019, impliquent un minimum d’organisation pour un groupe qui faisait autre chose auparavant. Comment avez-vous appréhendé cette question ?

Régis Ruys : En 2016, nous avons créé une division dédiée à l’impression industrielle qui s’occupe de multiples activités allant de l’ennoblissement à l’impression toner en passant par le jet d’encre pour l’étiquette, l’emballage ou d’autres industries graphiques. Nous répondons à la demande en provenance du marché de l’étiquette selon trois axes. Il y a tout d’abord les machines seules, comme c’est le cas pour l’Accuriolabel. Il y a ensuite l’intégration de nos têtes d’impression jet d’encre, que nous pouvons incorporer à des groupes flexo ou de la sérigraphie dans le cadre de machines hybrides. Enfin, le troisième axe est l’ennoblissement des imprimés, à savoir l’application d’un vernis 2D/3D ou d’une dorure à chaud, toujours en numérique, pour donner des effets tactiles et visuels, grâce à notre partenaire MGI.

Pour autant, vous ne semblez pas vous satisfaire uniquement de l’étiquette. Vous avez lancé avec la KM-1 une machine pour le carton plat, donc l’emballage. Qu’en est-il exactement ?

Régis Ruys : L’emballage fait clairement partie de nos plans. Nous montrerons d’ailleurs de nouvelles solutions dans ce domaine lors du salon All4Pack en novembre. La KM-1, notre presse jet d’encre B2, s’adresse entre autres à ce marché. Cette machine peut être combinée avec les solutions de MGI dans le cadre de lignes complètes réalisant l’impression et l’ennoblissement sur des formats B2, en droite ligne avec les attentes des clients.

« Bientôt, nous aborderons d'autres substrats comme le carton ondulé »

Maria Daniel : Notre approche sur le marché est globale, nous sommes persuadés qu’il s’agit de la meilleure stratégie. Avec notre expertise, qui va du numérique à l’automatisation en passant par le traitement de l’image, nous avons été capables de nous affirmer sur au moins deux technologies, le toner et le jet d’encre. Celles-ci élargissent le champ des possibles pour s’attaquer à des matériaux très différents comme les matériaux souples ou le carton. Bientôt, nous aborderons d’autres substrats, comme le carton ondulé. L’ennoblissement, quant à lui – qui est la spécialité de MGI –, complète cette offre pour donner satisfaction à des clients qui, comme c’est le cas dans le luxe ou la cosmétique, sont attentifs aux aspects esthétiques. L’ennoblissement numérique permet également aux imprimeurs d’augmenter leur rentabilité.

Il y a quelques années, vous avez racheté une partie significative du capital de MGI sans pour autant en devenir propriétaire. Qu’envisagez-vous pour cette entité ?

Régis Ruys : L’objectif est de créer une structure commune, de travailler de façon plus rapprochée sur des projets communs, autant sur les plans technique que commercial. MGI possède un savoir-faire unique sur certains sujets, comme les encres conductrices qui pourraient jouer un rôle décisif à l’avenir dans l’emballage si l’on pense à la radio-identification (RFID). Il y a aussi l’AlphaJet, une machine révolutionnaire, qui impose de nouveaux standards dans le monde de l’impression sur le plan de la souplesse avec une gestion de flux complètement innovante, autour de postes de travail qu’on active ou non en fonction des exigences. Avec MGI, nous avons déjà commencé à sortir des lignes communes pour l’étiquette, eux s’occupant de l’ennoblissement et nous de l’impression. Nous allons poursuivre sur cette lancée.

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