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Bobst met le cap sur les plates-formes numériques

Tiziano Polito

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Bobst met le cap sur les plates-formes numériques

© Bobst

Le constructeur de machines pour la fabrication et l’impression d’emballages et étiquettes a dévoilé une dizaine de nouveautés lors de sa conférence virtuelle. -

Il y a quelques jours Bobst indiquait ne plus vouloir participer à la Drupa, la grand-messe de l’impression, qui devait avoir lieu en juin à Düsseldorf (Allemagne) et a été finalement déplacée à la fin du mois d’avril 2021, pour cause de coronavirus. Mais les nouveautés étaient prêtes et ne pouvaient pas attendre. Le constructeur les a donc présentées à une centaine de journalistes du monde entier dans le cadre d’une conférence de presse à distance. Jean-Pascal Bobst en a profité pour annoncer les grands axes de développement de son entreprise qui a bâti sa renommée sur la construction de machines pour la fabrication et l’impression d’emballages et, plus récemment, d’étiquettes. La connectivité, la numérisation, l’automatisation et le respect de l’environnement constituent, selon le patron du groupe, les piliers de la production d’emballages qui évolue vers le modèle des « usines connectées ».

Une plate-forme dans le Cloud 

Bobst entend participer à cette mutation en accentuant la numérisation des procédés de fabrication et d’impression. L’idée est aussi de rassembler les multiples étapes allant de la fabrication jusqu’à l’ennoblissement d'un imprimé à l’intérieur de la même chaîne de valeur, 100% automatisée et numérisée. D’après cette approche, l’ensemble des machines et des outils « communiqueront » ensemble, en transmettant des données de manière fluide par le biais d’une plate-forme dans le Cloud, orchestrant l’ensemble du processus de production avec des systèmes de contrôle de la qualité. Dans cet objectif, le constructeur propose Bobst Connect, une plate-forme à architecture ouverte qui fournit des solutions de pré-presse, de production, d’optimisation de processus et de maintenance jusqu’à la commercialisation. Elle garantit un flux de données efficace entre le monde physique et numérique et permet surtout, grâce aux PDF virtuels, de s’assurer que l’imprimé correspond bien à ce qui a été prévu.

Automatisation et productivité 

Mais revenons aux nouveautés....Une dizaine de machines et procédés ont été dévoilés qui auraient du être exposés à Düsseldorf, si la Drupa avait eu lieu. Dans le domaine de l’étui pliant, le constructeur lance deux nouvelles machines et améliore les changements de format et le contrôle de qualité. Déjà connue du public, la Mastercut 106 évolue ainsi vers la version Mastercut 106 PER, plus automatisée et productive que la première. Le constructeur promet un minimum d’intervention pour cette presse à découper et des temps de réglage de 15 minutes. La contrecolleuse Masterstar feuille à feuille n’a, quant à elle, « tout simplement pas d’équivalent sur le marché » selon le constructeur. Elle affiche une cadence de 10 000 feuilles par heure, soit plus de 20% par rapport à la précédente version, grâce au Power Aligner, un système d’alignement qui évite  de stopper les feuilles. Toujours sur ce segment de marché, Bobst annonce le lancement du TooLink Connected Tooling, un outil numérique de gestion des recettes pour les presses à découper et la dernière version de l’Accucheck, son système de contrôle en ligne avec, comme principale nouveauté, la présence d’un système permettant de vérifier un PDF en lisant le texte imprimé grâce à l’intelligence artificielle (AI).

Réglage automatique 

Trois nouvelles machines sont proposées pour le souple et l’étiquette. La Master CI (photo ci-dessous) est une machine flexo conçue pour optimiser l’ergonomie et la productivité. Elle peut exécuter jusqu’à 7 000 travaux par an ou 22 millions de sachets type Doypack en 24 heures avec un seul opérateur, grâce au système de réglage automatique.  La contrecolleuse Nova D 800 Laminator a elle aussi été améliorée en vue d’offrir de meilleurs performances techniques et économiques, pour toutes les longueurs de tirage et combinaisons de laize ainsi que pour tous les types de supports et d’adhésifs. Enfin, dans le domaine de l’étiquette, la Master M6 intègre les dernières nouveautés en matière de contrôle d’encre et de couleur Ink-on-Demand (IoD) et DigiColor.

 

Gamme chromatique 

En l’occurence, dans ce domaine, Bobst lance à destination de tous les segments de marché sur lesquels il est présent la technologie oneECG qui permet d’obtenir à partir de 6 ou 7 encres, une gamme chromatique plus étendue que la quadrichromie tout en garantissant répétabilité des couleurs et réduction des temps de réglage puisqu’il n’est plus nécessaire ni de changer les encres, ni de nettoyer les encriers, ni encore de mélanger ces mêmes encres. Rien de nouveau par contre dans le domaine du numérique, Jean-Pascal Bobst s’étant limité à assurer que Mouvent, sa filiale spécialisée dans ce domaine, continuait d'installer des machines chez les imprimeurs d’étiquettes grâce à des performances qualitatives en termes de rendus « qui sont désormais comparables à celles du leader du marché ». On s'attendait à des lancements dans l'impression numérique de carton ondulé ou de carton plat, pourtant au programme de Mouvent. Mais il faudra attendre ... 

 

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