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Entretien

« Nous sommes certains de la compatibilité alimentaire de notre technologie », argumente Matthew Condon, de Domino

« Nous sommes certains de la compatibilité alimentaire de notre technologie », argumente Matthew Condon, de Domino

Dernier arrivé sur le marché de l’impression numérique de carton ondulé avec la X630i, le constructeur britannique va chercher à convaincre les fabricants d’emballages en se positionnant sur les encres, la fiabilité et les prix. Explications avec Matthew Condon, responsable du développement commercial du pôle carton ondulé de Domino. - 

 

Dopé par l'e-commerce pendant la période du Covid-19 et apprécié pour ses vertus environnementales, le carton ondulé a la cote. Il représente un marché avoisinant les 133 milliards de dollars au niveau mondial et n’échappe pas aux tendances lourdes de l’emballage comme le raccourcissement des séries et, à moindre échelle, la personnalisation de masse et le multiréférencement. Ainsi, à côté des non-imprimés qui représentent l’ultragrande majorité des volumes, l’impression numérique se positionne en tant qu’alternative économiquement intéressante pour répondre à ces changements. Les constructeurs de presses en sont bien conscients. Après HP et Efi et, plus récemment, Koenig et Bauer, Domino se lance sur ce segment avec la X630i, une presse dont Emballages Magazine s’est déjà fait l’écho. À trois mois du lancement officiel, Matthew Condon, en charge du développement commercial du pôle impression carton ondulé de l'entreprise, revient sur les atouts de cette technologie. 

Emballages Magazine : Après des débuts timides, l’offre en machines d’impression numérique pour le carton ondulé s’étoffe toujours plus. Que proposez-vous de différent par rapport à vos concurrents, en particulier ceux qui sont déjà établis sur le marché comme HP et Efi ?

Matthew Condon : Une première différence relève des encres qui sont à 100% à base aqueuse sur notre machine alors qu’Efi travaille sur un procédé jet d’encre UV et HP utilise des encres aqueuses, mais y intègre un polymère. Cette composition nous permet d’être réellement certains de la compatibilité alimentaire de notre technologie. Une deuxième différence est constituée par la fiabilité du processus d’impression. Enfin, nous sommes moins chers, ce qui s’explique aussi par la taille plus compacte de notre machine par rapport aux solutions concurrentes. 

Le carton ondulé est l’un des matériaux les plus difficiles à imprimer.

Tous les constructeurs mettent en avant la fiabilité de leurs procédés d’impression, qu’entendez-vous précisément lorsque vous évoquez cet aspect sur la X630i ? 

Le carton ondulé est l’un des matériaux les plus difficiles à imprimer du fait de sa porosité et du dégagement de poussières qui peuvent encrasser les buses. Nous avons cherché à éviter à notre machine de rencontrer ces problèmes en nous appuyant sur nos expériences dans le codage-marquage ou dans l’impression d’étiquettes. La technologie ActiFlow nous permet par exemple de réaliser un nettoyage automatique des têtes qui ne dure que deux minutes. Quand la machine est à l’arrêt, il est même possible de les recouvrir pour éviter qu'elles ne se salissent en se servant du procédé CleanCap, déjà mis en œuvre sur la N610i. Nous intervenons par contre au niveau de la recirculation de l’encre pour vérifier qu’il n’y ait pas de bulles et que la température soit constante. Enfin, avec StitchLink, nous avons automatisé l’alignement des têtes d’impression en équipant chacune d’entre elles (NDLR : la machine en possède 48) d’un micromoteur. 

 

Votre premier client, l’américain Indipendent II, commence à produire la semaine prochaine. Avez-vous reçu de nouvelles commandes ? 

Nous avons réussi à vendre une nouvelle machine au Royaume-uni, à HSG Packaging, qui produit des présentoirs et des caisses en carton ondulé. L’installation aura lieu dans les prochains mois. D’autres entreprises nous ont manifesté leur intérêt, toujours au Royaume-Uni, mais aussi en Allemagne et en Espagne.  

 

Vous avez débuté dans l’impression numérique avec une machine pour les étiquettes en 2013. Sept ans après, vous proposez une solution pour le carton ondulé. Avez-vous d’autres projets dans l’emballage ? 

C’est encore un peu tôt pour en parler, mais oui, en effet, nous nous intéressons à d’autres marchés, comme l’emballage souple, qui implique de travailler sur des laizes plus importantes, et le carton plat, qui impose quant à lui de retravailler sur toute la transitique de la machine s’agissant de feuilles et non pas de bobines.  

 

 

 

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