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Yves Rocher limite son empreinte carbone en intégrant le soufflage

Pierre Monnier
Yves Rocher limite son empreinte carbone en intégrant le soufflage

Yves Rocher propose déjà des gels douches concentrés pour réduire son utilisation de plastique.

© Yves Rocher

Le fabricant de produits cosmétiques intègre depuis le début de l’année une partie de la fabrication de ses emballages en PET. –

La démarche environnementale d’Yves Rocher se porte désormais sur l’industrie. Déjà innovant sur le plan des produits, le groupe breton a souhaité améliorer le process de fabrication de ses gels douches, shampoings et laits démaquillants. Depuis le début de l’année, la marque a intégré quatre machines de soufflage pour réaliser ses emballages elle-même. Avec ce nouveau schéma de production, l’entreprise ne reçoit plus des emballages prêts à remplir, mais des préformes qu’elle n’a plus qu’à « souffler ».

Cette opération a été rendu possible par la montée du polyéthylène téréphtalate (PET) dans de nombreux secteurs d’activité, dont la cosmétique. « Il y a bien évidemment un avantage économique, mais aussi qualitatif », explique Erwan Le Coz, le directeur industriel d’Yves Rocher, faisant référence à la transparence, la résistance et la recyclabilité du matériau. En perpétuelle recherche de diminution des coûts et de l’empreinte carbone, l’entreprise a été amenée à proposer une approche de rupture : intégrer le soufflage des flacons. « Nous avons analysé plusieurs scenarii avant de décider d’acquérir et de développer ce nouveau métier au sein de l’usine Yves Rocher de La Gacilly (Morbihan) », assure Erwan Le Coz.

Un flux de camions déjà divisé par trois

Après avoir pesé les risques d’intégration de cette nouvelle technologie, Yves Rocher a fait le choix de s’entourer de 1 Blow, « un fournisseur possédant un réel savoir-faire ‘machine et moule’ », selon Erwan Le Coz. L’entreprise a surtout réalisé très tôt des recrutements externes afin de satisfaire sa nécessité première : conserver une grande flexibilité pour limiter les stocks et la surface nécessaire. D’ailleurs, c’est ce point qui a fait la différence lors de l’appel d’offres, indiquait Olivier Perche, le directeur des ventes de 1 Blow, en février à Emballages Magazine : « Nous étions plusieurs sur l’appel d’offres, dont d’éminents concurrents italiens. Notre technologie, avec des changements de format ultrarapides qu’il est possible d’effectuer en quinze minutes seulement, a séduit le client. »

En l’espace de deux ans, Yves Rocher a validé le projet, construit une extension de 1 500 m², intégré quatre machines 1 Blow et, enfin, recruté puis formé une dizaine de personnes affectées à cette nouvelle activité. Chaque année, le site produit plus de 200 millions d’unités de gels douches et shampoings. Pour l’heure, les machines installées permettent de réaliser un total de 70 millions de bouteilles en PET par an. Mais avec cette capacité, le flux des camions entre les fournisseurs et l’usine a déjà été divisé par trois. « C’est autant d’emballages en carton en moins », ajoute Erwan Le Coz, qui confie également que de nouvelles machines et un nouveau procédé vont être intégrés prochainement.

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