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Défaillance

Arnaud Jadoul

Budelpack Lièpvre est en redressement judiciaire.

© Doc. Budelpack

Le site de Lièpvre a été placé en redressement judiciaire et toutes les autres unités du groupe de conditionnement à façon sont en vente ou sous administration.

 

Budelpack Lièpvre a été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Colmar (Haut-Rhin), avec une période d’observation de trois mois. Le site alsacien, qui emploie 118 salariés, paie les conséquences d’un litige entre son ancien propriétaire et principal client, l’allemand Henkel, et son actionnaire, le groupe néerlandais de conditionnement à façon Budelpack. En cause, le paiement par le second au premier d’un reliquat du rachat de l’usine.
 
Défaut de paiement. Budelpack a acquis ce site spécialisé dans le conditionnement de gels douche et de shampoings (marques Fa, Mont Saint Michel et, en Allemagne, Schauma) début 2004. Les deux parties avaient alors conclu un contrat de comanufacturing de cinq ans, avec garantie de volumes et de prix. Budelpack avait également investi pour porter la capacité de production à 200 millions d’unités. Le contrat arrivant à échéance, la direction du site avait anticipé cette période charnière et redimensionné l’activité pour 60 millions d’unités en 2009, contre plus de 100 millions en 2008. Mais la situation s’est brusquement détériorée en raison du litige : Henkel, qui pesait jusqu’à présent pour 90% dans les 20 millions d’euros de chiffre d’affaires de Budelpack Liépvre, n’a pas réglé trois mois de factures, soit un défaut de paiement de 2,6 millions d’euros, et annulé une commande de 6,5 millions d’unités. « Nous n’avons pas le choix, regrette Richard Vinardi, le directeur du site, il faut réduire la voilure pour ne pas couler. » Des mesures de chômage partiel touchent actuellement 40 à 50% de l’effectif, mais « une réduction des effectifs rapide et massive est nécessaire », ajoute le directeur, à la tête de l’usine depuis octobre dernier et dans le groupe depuis cinq ans. Le secrétaire (CFDT) du comité d’entreprise, Alain Cadet, craint que le licenciement de 50 à 60% du personnel.
 
Dislocation. La situation est due aussi « à la dislocation du groupe », avance Richard Vinardi. Selon lui, tout a démarré avec le départ du fondateur, André Nieuwkerk, en 2007. Ensuite, Budelpack n’a pas réussi à restructurer COSi, au Royaume-Uni, présent dans les produits de soin pour le corps et racheté en novembre 2007. Quarante semaines après sa reprise, le groupe a fermé l’usine dans le sud du Pays de Galles. L’unité de Ranstadt, en Allemagne, vient d'être cédée au fonds d'investissement néerlandais Nimbus. « Et tous les autres sites sont en vente ou sous administration judiciaire », précise le dirigeant. Le directeur de Labiomar, le dernier site acquis par le groupe néerlandais -auprès du français Yves Rocher- à Signes (Var) en janvier 2008, n’a pas encore pu être joint.
 
Marché actif. Ce démantèlement correspond-il à la remise en cause d’un modèle économique dont Budelpack était le champion ? Pas forcément. « Le marché reste actif », constate Richard Vinardi. Qui espère un plan de cession rapide de Lièpvre, compte tenu du savoir-faire et des outils de l’entreprise.

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