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Tiziano Polito

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Le spécialiste de l'impression directe sur objet a développé une machine permettant de différencier à volonté le décor des emballages cylindriques.

Elargir les atouts de l'impression numérique aux objets cylindriques tels que les flacons, les bouchons, les tubes ou les pots. Certaines marques en rêvaient. Machines Dubuit l'a fait. Le spécialiste de l'impression directe sur l'objet vient de remporter un Oscar de l'emballage pour sa 329 Inkjet, une machine qui permet d'imprimer, à la demande et avec une extrême souplesse, un décor personnalisé sur un emballage de forme. « Grâce au numérique, on supprime tous les coûts liés au prépresse et au calage. Les informations transitent directement du fichier image à la machine », explique Nicolas Moniez, responsable de la division jet d'encre de l'entreprise. Trois ans de développement, auront été nécessaires pour parvenir à finaliser cette unité de décor qui rend économiquement intéressante l'impression de séries courtes et diversifiées, voire l'impression d'objets à l'unité.

Picolitres

Le module d'impression se compose de quatre têtes Xaar Léopard. Elles ont été disposées en éventail autour du mandrin sur lequel est placé l'objet. Afin d'obtenir des résultats de meilleure qualité, Machines Dubuit emploie des têtes qui permettent de moduler la taille de la goutte d'encre selon le principe dit Drop on Demand (DoD). Les gouttes les plus petites - 8 picolitres soit 8 millièmes de milliardième de litre - sont utilisées pour réaliser les parties plus sensibles de l'impression comme les contours d'une lettre, les plus volumineuses - jusqu'à 42 picolitres - pour les aplats. Autre avantage du numérique : le choix des couleurs. « En mélangeant les quatre couleurs fondamentales, nous arrivons à reproduire une palette impressionnante de teintes. En sérigraphie, le choix est beaucoup plus limité », note Nicolas Moniez. La 329 Inkjet utilise des encres liquides à séchage ultraviolet. Un premier séchage a lieu au niveau de la tête, de manière à fixer, dès la phase d'impression, la fine couche d'encre sur le support. Puis, les produits sont acheminés vers un four où l'encre est définitivement fixée sous l'action intensive de plusieurs lampes UV. « Pour relever ce défi, il fallait être bons à la fois en mécanique et en chimie. Nous avons réussi en combinant notre savoir-faire dans la manipulation des objets à celui des Encres Dubuit, une autre division du groupe, dans la formulation des encres », souligne Didier Trolio, directeur général.

Marges de progression

Seules limites de cette petite merveille : les cadences de production, qui, à 1 000 pièces par heure, semblent encore faibles par rapport aux attentes de certains clients. Et le prix des encres qui, à 200 euros le kilo, est jugé encore prohibitif. L'entreprise estime qu'il est possible de faire mieux sur ces deux points. Mais, avant de poursuivre dans le développement, elle veut vendre sa première machine. Dans son collimateur, les conditionneurs et les fabricants d'emballages qui, dans la cosmétique comme dans l'alimentaire, sont toujours plus confrontés aux petites et moyennes séries. Les applications potentielles sont multiples. Elles vont de la personnalisation de surbouchages pour bouteilles de vins millésimés, à l'impression de décors pour mascaras produits en quelques centaines d'unités jusqu'à l'emballage promotionnel. Plusieurs entreprises ont déjà manifesté leur intérêt.

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