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Les étuis pliants

SOPHIE BILLON

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Emballage secondaire par excellence, l'étui pliant se rencontre dans tous les secteurs, de l'alimentaire à la cosmétique et au luxe, en passant par la pharmacie ou l'univers de la téléphonie.

Pack de yaourts et boisson, parfum et maquillage, petit équipement hi-fi, médicament... L'étui pliant trouve des applications dans tous les secteurs et sur tous les marchés. Emballage secondaire par excellence, il est multiformes, multimatériaux et multifonctions. Ses principales missions sont de protéger et de présenter des produits. Ses qualités premières doivent donc se concentrer sur sa rigidité et la qualité de restitution de son décor. Toutefois, des emballages remplissant plusieurs fonctions se rencontrent selon les secteurs. En alimentaire par exemple, les étuis doivent préserver les aliments, notamment frais, et certains proposent, dans le même temps, des solutions pour la cuisson. Si auparavant l'étui se rencontrait presque exclusivement en carton, aujourd'hui il connaît un fort développement en polypropylène (PP) ou en polyéthylène téréphtalate (PET). Cette concurrence a poussé la créativité des cartonniers, notamment en termes d'esthétisme et de rendu de l'impression. Au niveau du carton, la tendance est à l'utilisation de la nanocannelure, qui offre des perspectives intéressantes, notamment au niveau de sa résistance - le carton doit être le plus résistant possible, alors même que son grammage diminue au fil des années - par rapport aux cartons compacts épais et en microcannelure. Aujourd'hui, l'étui pliant prend également d'autres formes et se mue en présentoir ou en emballage de regroupement plus élaboré qu'auparavant.

Matériaux « à effets »

Matériaux « à effets » Côté décoration, tout - ou quasiment tout - est réalisable : gaufrage, pelliculage, sérigraphie, dorure - celle à chaud est de moins en moins utilisée surtout pour des raisons écologiques, dans ce cas, le carton a tendance à être remplacé par du polyéthylène téréphtalate (PET) métallisé et le pelliculage n'est plus automatique. Les matériaux « à effets » se multiplient : les touchers « soft touch », plus ou moins lisses, rugueux ou brillants, en relief ou non, vernis nacrés, irisés, perlés ultra-brillants, permettent de limiter la concurrence des étuis en polypropylène (PP). Les étuis se customisent, la pose d'accessoires, de rubans et autres breloques se développe pour embellir ce suremballage. Et si auparavant cette tendance était quasiment réservée à la cosmétique et à la parfumerie, aujourd'hui ce phénomène se rencontre aussi dans l'alimentaire, où les fromages et desserts restent des articles à forte valeur ajoutée. La téléphonie ou le bricolage suivent le mouvement, alors que la pharmacie reste à la traîne.

Lutte contre la contrefaçon

Dans la majorité des secteurs, les étuis pliants n'hésitent pas à s'équiper de témoin d'inviolabilité. Ils incarnent également des éléments incontournables de la traçabilité - notamment l'identification par radiofréquence (RFID) par la pose de puce sur chacun des contenants - ou de lutte contre la contrefaçon. Pour remplir cette fonction, l'hologramme est très apprécié. Le procédé reste coûteux, mais se veut très efficace. Autre axe de réflexion : l'imagerie lenticulaire. Cette technologie, dont quelques applications ont déjà vu le jour dans la parfumerie, fonctionne par entrelacement de lignes d'images différentes restituées par un réseau de lentilles longitudinales. Elle offre la possibilité d'animer les emballages. Concernant la production, les industriels du secteur doivent faire face à des délais de plus en plus serrés et des séries moins importantes qu'auparavant, mais renouvelées plus fréquemment, notamment avec les forts développements des lots promotionnels et les opérations spéciales. Cette orientation s'accompagne d'une mécanisation de plus en plus importante : plieuses-colleuses à grande vitesse, utilisation de colles froides, sans solvant. Les fonds se formant automatiquement ou les systèmes de pattes alternées restent les deux techniques les plus fréquemment utilisées pour fermer le fond des étuis en carton plat.

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