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Enquête

ARNAUD JADOUL

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Selon le cabinet britannique Euromonitor, le marché français des aliments emballés a des beaux jours devant lui. Passé de 45 à 51 milliards d'euros entre 1998 et 2002, il devrait croître de près de 12% d'ici 2007, tiré par le snacking et les préoccupations de santé.

Bien que très mature, le marché des aliments emballés progresse toujours, tiré par les produits de haut de gamme et sophistiqués, par une plus grande segmentation de l'offre et par le développement des petits formats. Telle est la principale conclusion du cabinet britannique Euromonitor, qui vient de publier une étude détaillée sur le sujet, avec cependant un regard parfois décalé par rapport aux habitudes culinaires françaises.

Ce marché a, en valeur, progressé de 4,2% en 2001 et de 3,6% en 2002 pour s'établir à 51,4 milliards d'euros. Le snacking et la demande de praticité, en particulier chez les adolescents et les jeunes adultes, constituent la première raison de cette évolution. Portions individuelles, plats préparés et autres produits basés à la fois sur la réduction des temps de préparation et sur une segmentation plus fine des cibles permettent de multiplier les instants de consommation, avec des prix à l'unité plus élevés. Les préoccupations de santé, de bien-être et de naturalité jouent également. Les fabricants recourent davantage à des recettes traditionnelles ou à des ingrédients biologiques, notamment dans les produits laitiers. Autant de tendances qui devraient contribuer à une croissance du marché de près de 12% entre 2002 et 2007, à 57,5 milliards d'euros.

Snacking

Mais la situation est contrastée selon les segments. Si ceux du pain, des produits secs et des pâtes sont relativement saturés et tendent à stagner en volume, ceux des aliments pour bébés et des produits traditionnels de snacking, du type barres, explosent, avec des taux moyens annuels de croissance de 8,5 à 16% entre 1998 et 2002. Euromonitor les analyse très précisément.

Les produits laitiers et la boulangerie-biscuiterie pèsent pour moitié dans les ventes d'aliments emballés, respectivement 26 et 25%. En volume, ils n'évoluent guère. En revanche, leur progression en valeur est dopée par la mise sur le marché de produits plus élaborés, biscuits et autres céréales pour le petit-déjeuner. C'est cependant sans comparaison avec les snacks dont les ventes ont augmenté de près de 34%. Raison avancée : la perception de ces produits, plus sains, riches en vitamines, ainsi que le développement des barres de céréales, pour le petit-déjeuner initialement mais qui peuvent être mangées à tout moment de la journée.

Praticité

La recherche de praticité, liée à la diminution du temps consacré à la cuisine, a, elle aussi, un impact très important sur l'évolution des dépenses d'alimentation. Les plats préparés connaissent ainsi une croissance de plus de 5%. L'augmentation du nombre de célibataires pousse également les industriels à développer les portions individuelles. Des facteurs assez similaires expliquent le succès des aliments préparés pour bébés et des pâtes fraîches.

Autre tendance observée par Euromonitor : les consommateurs se soucient plus de leur santé. Par exemple, les aliments pour bébés ou les produits de boulangerie aux propriétés digestives se répandent. De même, la demande s'accroît pour les céréales pour le petit-déjeuner et les barres de snacking riches en fibres ou en vitamines ou les produits allégés en sucre. Sur le segment de la viande, après les crises de la « vache folle », les consommateurs recherchent de plus en plus des produits premiums, tels ceux présentant un label de qualité. Ce qui participe à une forte hausse des prix et explique une augmentation moyenne annuelle de 8 à 9%, en valeur, des ventes de viande fraîche.

Pour l'avenir, Euromonitor prévoit un sensible accroissement des ventes, de l'ordre de 12% sur la période 2002-2007. Un mouvement dû à une plus forte demande de premiums. Et cette sophistication joue sur les emballages.

Niches

Prolongement direct des tendances observées récemment, l'accent sera mis sur la consommation en dehors du foyer. Les snacks, salés aussi bien que sucrés, devraient ainsi enregistrer des taux de croissance de, respectivement, 15 et 29%. Le développement des doses individuelles, en sachet souple ou en barquette, générera des bénéfices supplémentaires dans les plats cuisinés, dont les ventes devraient augmenter de 13%. Une plus grande sophistication des arômes et parfums, teintée d'exotisme, devrait booster les ventes de sauces et assaisonnements notamment. Parallèlement, les industriels vont mieux segmenter leur offre, soit avec des produits destinés à des catégories spécifiques, soit en se positionnant sur des niches telles que le bio.

Cela rejoint la demande pour des aliments plus sains. A l'image de la soupe, qui devrait enregistrer une croissance très spectaculaire de 41% à l'horizon 2007. A l'opposé, les huiles et matières grasses stagneront. D'où les lancements de produits allégés, afin de limiter les effets de cette évolution. Les mêmes réflexions favoriseront la demande de produits frais. Les ventes de produits appertisés et surgelés pourraient s'en trouver affectées. Mais c'est probablement sans compter sur les efforts des industriels, aidés par les progrès des emballages.

Renseignements : www.euromonitor.com

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