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Bio-UV décontamine les emballages par le rayonnement UV

Tiziano Polito

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La société languedocienne, spécialisée dans le traitement des eaux, lance un procédé d'élimination des bactéries par irradiation. Les barquettes et autres contenants sont exposés, sur le convoyeur, aux rayons ultraviolets émis par le module Bio-UV TS.

Stériliser les emballages avec des rayons ultraviolets (UV). C'est la dernière trouvaille de Bio-UV, une jeune pousse spécialisée dans le traitement des eaux, basée à Mauguio, près de Montpellier (Hérault). « Les propriétés bactéricides des rayons UV sont connues depuis longtemps mais paradoxalement les applications de cette technologie se limitent à la décontamination des eaux de piscine, en remplacement du chlore, ou à la potabilisation de l'eau », explique Benoît Gillmann, Pdg de la société.

Convaincue que les conditionneurs pouvaient, eux aussi, profiter des rayons UV pour éliminer les contaminations des emballages durant les étapes de stockage et de manipulation, l'entreprise a mis au point Bio-UV TS, un procédé fondé sur l'émission de rayons UV de 254 nanomètres. Une puissance jugée efficace par l'entreprise. « Emis avec cette longueur d'onde, les ultraviolets de type C pénètrent au coeur de l'ADN des micro-organismes. Virus, bactéries, levures et autres moisissures sont complètement éradiqués », note Benoît Gillmann.

Réflecteur basculant

Sur un plan pratique, l'installation comprend une lampe UV - une sorte de gros néon fonctionnant grâce un mélange de vapeur de mercure et de gaz neutres - et un réflecteur basculant, tous deux fixés sur un châssis qui enjambe le convoyeur. Idéalement, le procédé doit être mis en oeuvre juste avant le remplissage des emballages, par exemple sur le tapis qui les conduit au poste de conditionnement. Les emballages sont alors alignés un à un et il est possible de procéder à leur désinfection en les exposant directement au rayonnage des lampes.

Afin que l'irradiation ait lieu correctement, l'emballage doit néanmoins remplir certains critères. Sa forme, tout d'abord, doit être assez simple et ouverte, de manière à permettre au photon de parvenir en ligne droite jusqu'à la surface à décontaminer. En clair, il sera plus facile de traiter aux UV une barquette qu'une bouteille ou un pot tronconique possédant une ouverture plus petite de la base. Les zones d'ombres échappent, en effet, systématiquement à l'action des rayons. Pour les mêmes raisons, il est plus facile de décontaminer des conditionnements petits et larges que hauts et étroits. Enfin, certains matériaux comme le polychlorure de vinyle (PVC) sont à proscrire du fait de leur sensibilité à l'énergie UV.

Puissance modulable

Le convoyage doit également répondre à certains critères en termes de vitesse de défilement des emballages pour la simple et bonne raison que, si celle-ci est trop rapide, il est nécessaire d'augmenter la puissance en ultraviolets pour obtenir le résultat souhaité. « L'irradiation dépend à la fois de la puissance de la lampe et du temps d'exposition. Nous calculons la dose d'UV en fonction des micro-organismes à éliminer », explique Xavier Bayle, gérant d'UVPS, la filiale de Bio-UV qui commercialise ces lampes dans l'industrie. Si 7 mJ par centimètres carrés suffisent pour traiter une bactérie comme l'Escheria coli, il sera en revanche nécessaire de pousser la dose jusqu'à 330 mJ par centimètres carrés pour détruire une moisissure présente dans l'air particulièrement pernicieuse comme l'Aspergillus niger. « La plupart des bactéries sont tuées à partir de 10 mJ », observe Xavier Bayle.

Pas de risques de recontamination

Mais quels sont les avantages de ce procédé ? A la différence des traitements chimiques, la solution proposée par Bio-UV est purement physique. Elle ne nécessite pas l'utilisation de désinfectants. Les risques de recontamination du produit par ces substances sont ainsi éliminés. En outre, au plan de l'exploitation, le procédé est plus simple qu'un traitement chimique, puisque les emballages, une fois traités, ne nécessitent aucun rinçage ni séchage. Reste à parler du montant de l'investissement. Il en coûtera 5 300 euros pour une installation capable de traiter 1 000 pots à l'heure, avec une maintenance annuelle d'environ 800 euros pour remplacer les lampes.

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