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Dossier Sidel de l'huile à la bière

La rédaction d'Emballages Magazine

Paul Lesieur voulait conditionner son huile dans une bouteille en plastique. Il crée alors un département spécialisé ; implanté au Havre, il se nomme " Emballages légers ". C'était en 1961. Les premières bouteilles sont en polychlorure de vinyle (PVC). Le chiffre d'affaires s'élève à 15 millions de francs en 1965. Et la Société industrielle des emballages légers (Sidel) voit le jour. Détenue à 10 % par Pont à Mousson et à 90 % par Lesieur. Après l'huile des origines, la conquête des nouveaux marchés se développe : le lait, le vin et l'eau goûtent ainsi aux joies du plastique. Et la sud-africaine Bantu Beer adopte le polyéthylène. Déjà ! Mais dans l'enthousiasme et les tâtonnements des pionniers, un procès oppose, en 1969, Antoine di Settembrini - l'inventeur des débuts ira fonder ADS - à Lesieur. De plus, l'entreprise, toute à son ardeur créatrice, oublie complètement l'évolution du marché.
Les années 70 sont ensuite marquées par quatre événements : Pont à Mousson devient le seul actionnaire ; un certain Francis Olivier arrive au service commercial ; la bi-orientation, développée sous licence Solvay, comporte beaucoup de promesses ; le polyéthylène téréphtalate (PET) fait son apparition en Europe. Reste à mettre au point les machines quand Nissei, Cincinnati et Krupp Corpoplast occupent déjà le terrain. Sidel vise alors les hautes cadences. Et met au point, avec la SBO 24, la première machine au monde à pouvoir produire 15 000 bouteilles par heure. Sidel vient d'inventer son avenir. Qui se joue dans les soft-drinks aux Etats-Unis. Mais le véritable acte de naissance intervient, en 1984, quand Pont à Mousson entend vendre l'entreprise à Krupp Corpoplast. Sacrilège ! Le salut passe alors par un rachat de l'entreprise par les salariés (RES). Sous la houlette de Francis Olivier, devenu Pdg en 1986, l'ère de la prospérité s'ouvre. Matérialisée par une introduction en Bourse en 1993. Une internationalisation à marche forcée. Des acquisitions successives pour transformer le constructeur en spécialiste du conditionnement. Et un chiffre d'affaires de 878 millions d'euros en 1999. Puis le procédé Actis concrétise, en 1999, un rêve ancien de Francis Olivier : conditionner la bière dans une bouteille en plastique. Un nouvel Eldorado... Qu'une quinzaine d'acteurs dans le monde voudrait bien conquérir. La bataille ne fait que commencer !
Henri Saporta 
 

 Une saga en huit dates
1961 : Paul Lesieur veut du plastique.
1965 : création de Sidel.
1972 : Pont à Mousson seul actionnaire.
1979 : le PET débarque en Europe.

1984 : la SBO 24 est au point.
1987 : RES.
1993 : entrée en Bourse.
1999 : lancement d'Actis;

Les années 60

L'huile Lesieur par où tout a commencé. Avant de conquérir le lait : un casier de 600 bouteilles de lait en verre pèse 1 338 kilos contre 656 kilos pour le plastique ! Les premières machines sont commercialisées sous la marque DSL. Elles[…]

Les années 80

Francis Olivier prend la pose devant une SBO lors d'un salon Interpack au début des années 1980. Le Pdg de Sidel explique aujourd'hui le succès d'alors en ces termes : " En créant la première SBO 24 (...), nous avons posé l'acte fondateur de[…]

L'an 2000

La mise au point du procédé Actis traduit la très forte créativité technique des équipes de Sidel. Actis tente aujourd'hui de reproduire dans le domaine des barrières à l'oxygène et du gaz carbonique ce qui a fait le succès des SBO dans le PET :[…]

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