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Economie circulaire

Orangina Suntory veut sortir du plastique pétrosourcé vierge

Arnaud Jadoul

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Orangina Suntory veut sortir du plastique pétrosourcé vierge

Engagé depuis plusieurs années dans le développement durable, le groupe de boissons se fixe un objectif à dix ans. -

La loi Antigaspillage pour une économie circulaire du 10 février 2020 met le monde des boissons en ébullition. Comment parvenir à réduire de moitié le nombre de bouteilles d’ici à 2030 ? Quels substituts trouver pour s'adapter à la fin de la mise sur le marché d’emballages plastique à usage unique en 2040 ? Des questions qui s’ajoutent à celles sur l’intégration de matière première recyclée ou à l’obligation de proposer des bouchons attachés en 2024. Chez Orangina Suntory France, les réflexions sont lancées tous azimuts, sans aucune idée des alternatives envisageables acceptables sur le plan environnemental pour l'instant. « Alors que nous sommes engagés dans le développement durable depuis plusieurs années, notre priorité restait le travail sur les recettes jusqu’à présent, confie Héloïse Tarraud, la directrice des relations extérieures et du développement durable de la filiale du groupe japonais Suntory. Dorénavant, nous devons tout mener de front. »

100% durable en 2030

Dans l’immédiat, le défi du groupe de boissons, qui possède les marques Orangina, Schweppes, Oasis, Pulco, MayTea et Champomy, porte sur le plastique pétrosourcé. « Pourtant, l’emballage présentant la plus faible empreinte carbone est la bouteille en polyéthylène téréphtalate recyclé (rPET), devant la brique en carton, la bouteille en PET vierge, la canette en aluminium et la bouteille en verre », rappelle la dirigeante, se référant à une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). « Mais la nouvelle loi nous oblige à trouver la solution la plus responsable et la plus durable d’ici aux échéances fixées. » Les deux premières étapes dans ce domaine ont été l’allègement et l’incorporation de matière recyclée. Ainsi, entre 2006 et 2018, les bouteilles ont vu leur poids réduit de 18,5%, et « nous atteindrons 20% d’ici la fin de l’année », précise Héloïse Tarraud. D’autre part, le taux moyen de rPET est de 20%, l’objectif étant de 50% en 2025. Pour 2030, Orangina Suntory France vise « 100% de bouteilles en plastique durable », à savoir 65% de PET recyclé mécaniquement, 18% de PET recyclé par des enzymes, selon le procédé de Carbios, dont le groupe est partenaire, et 17% de plastique issu de ressources végétales. « Cela aboutira également à une diminution de moitié des émissions de CO2 par rapport à la fabrication de bouteilles en plastique vierge », souligne la directrice du développement durable.

Neutralité carbone des usines

Ces évolutions compléteront plusieurs actions lancées depuis une douzaine d’années. Après la réduction de 35% de leurs émissions carbone entre 2007 et 2018, les quatre usines françaises du groupe « ne participent plus au réchauffement climatique ». « Comme nous sommes arrivés à un palier, depuis le 1er janvier, nous compensons les émissions restantes à travers un projet de reforestation au Brésil. » Côté écoconception, un écocalculateur a été développé pour « connaître, prévoir et maîtriser les émissions carbone et nos impacts environnementaux ». Par ailleurs, le groupe a rejoint la plate-forme Loop il y a quelques semaines pour certaines références de Schweppes et Orangina, le nettoyage et le remplissage des bouteilles en verre consignées étant assurés dans l’unité de La Courneuve (Seine-Saint-Denis). Enfin, « pour inciter au tri », le logo « métal recyclable à l’infini » va être apposé progressivement sur les canettes de toutes les marques, à commencer par Pulco, désormais décliné en boîte de 33 cl (photo ci-dessus).

 

Leader des boissons aux fruits en France (marques Orangina, Oasis, Schweppes, Pulco, Champomy, MayTea), Orangina Suntory France a réalisé un chiffre d’affaires de 908 millions d’euros en 2019, avec un effectif de 1200 salariés, et exploite quatre sites de production.

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