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Economie circulaire

La PlantBottle de Coca-Cola revient, mais à 100% en matériaux d’origine végétale

La PlantBottle de Coca-Cola revient, mais à 100% en matériaux d’origine végétale

Plus de dix ans après le lancement des premiers exemplaires, le groupe américain de boissons utilise l’amidon de maïs ou des déchets forestiers. Ainsi, 900 bouteilles prototypes ont été produites. -

La PlantBottle de Coca-Cola est de retour. Mais, alors qu’il y a une dizaine d’années, le géant d’Atlanta (Géorgie, États-Unis) proposait jusqu’à 30% de polyéthylène téréphtalate (PET) issu de ressources végétales, il est parvenu à n’utiliser que ce type de produit pour fabriquer la bouteille. Le bouchon et l’étiquette ne sont pas concernés par ces développements. Les technologies sont prêtes à être commercialisées, indique-t-il de surcroît, en présentant une série limitée de 900 unités, à la différence du modèle de laboratoire dévoilé en 2015 à l’Exposition universelle de Milan (Italie). « Nous travaillons avec des partenaires depuis de nombreuses années afin de développer les technologies adéquates pour créer une bouteille contenant 100% de matières végétales  en visant une empreinte carbone la plus faible possible  et nous sommes ravis d'avoir atteint un point où ces technologies existent et peuvent être mises en œuvre par les participants de la chaîne de valeur », a déclaré Nancy Quan, directrice technique et de l'innovation de The Coca-Cola Company.

PTA biosourcé

Le PET est composé de deux molécules : environ 30% de monoéthylène glycol (MEG) et 70% d'acide téréphtalique (PTA). La PlantBottle originale, lancée en 2009, contenait du MEG provenant de la canne à sucre (bioMEG), mais le PTA restait d’origine fossile. Le nouveau prototype est fabriqué à partir de paraxylène biosourcé (bPX) – grâce à un procédé du spécialiste américain de la chimie verte Virent – qui a été converti en acide téréphtalique (bPTA). Le bPX utilisé a été produit à partir d’amidon de maïs, « mais le processus se prête à une certaine flexibilité en ce qui concerne les matières premières », selon Coca-Cola.

Déchets forestiers ou sous-produits agricoles

La deuxième technologie, dont le groupe de boisson est copropriétaire avec le chinois Changchun Meihe Science & Technology, rationalise le processus de production du bioMEG et offre également une certaine souplesse dans l’approvisionnement en matières premières, ce qui signifie que davantage de types de matériaux renouvelables peuvent être utilisés. « Généralement, le bMEG est produit en convertissant la canne à sucre ou le maïs en bioéthanol comme intermédiaire, qui est ensuite converti en bioéthylène glycol. Désormais, les sources d'amidon peuvent produire directement le MEG, ce qui simplifie le processus », explique Coca-Cola. Le papetier finlandais UPM est le premier titulaire de la licence ; il construit actuellement une unité en Allemagne pour, à grande échelle, en conditions industrielles, convertir en bMEG des matières premières issues de bois de feuillus fournies par des scieries et d'autres sous-produits de l'industrie du bois. « Le défi inhérent au passage au bioéthanol est la concurrence avec le carburant, expose Dana Breed, directrice mondiale de la R&D, emballage et développement durable. Nous avions besoin d'une solution MEG de nouvelle génération qui, à la fois, réponde à ce défi et puisse utiliser des ressources de deuxième génération comme les déchets forestiers ou les sous-produits agricoles. Notre objectif pour le PET d'origine végétale est d'utiliser les produits agricoles excédentaires pour minimiser l'empreinte carbone. La combinaison des technologies de nos partenaires s'inscrit donc parfaitement dans cette stratégie. »

Pas d’avantage concurrentiel

« Notre objectif est de développer des solutions durables pour l'ensemble de l'industrie, complète Dana Breed. Nous voulons que d'autres entreprises se joignent à nous et aillent de l'avant, collectivement. Nous ne considérons pas le contenu renouvelable ou recyclé comme des domaines dans lesquels nous voulons un avantage concurrentiel. » Elle ajoute d’ailleurs que le groupe avait autorisé des entreprises non concurrentes à exploiter la technologie et la marque PlantBottle, du ketchup Heinz à l'intérieur en tissu des voitures hybrides Ford Fusion. En outre, en 2018, il en a ouvert plus largement les droits à des concurrents afin d'augmenter la demande et de faire baisser les prix.

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