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Acquisitions

Duguit passe un cap après le rachat de Fege

Tiziano Polito
Duguit passe un cap après le rachat de Fege

Le groupe champenois spécialisé dans les équipements pour les vins et spiritueux pèse maintenant 15 millions d’euros et emploie 100 personnes. L’alimentaire et les boissons pourraient constituer de nouveaux débouchés. -

C’était au mois d’octobre. Le groupe Duguit reprenait à la barre du tribunal la société Fege, filiale du groupe alsacien NSC Packaging, en difficultés financières, en lui évitant la liquidation judiciaire. Ainsi, 27 des 53 salariés de la société implantée à Vouziers (Ardennes) étaient maintenus dans leurs fonctions par le repreneur. « Le contexte n’était pas favorable, mais dans la vie il faut savoir saisir les occasions », commente Timothée Duguit, le Pdg de la société familiale éponyme. Et de préciser : « Nous connaissions bien Fege, car nous avons beaucoup de clients en commun et parce que l’entreprise possède une bonne renommée sur le marché. » Spécialisée dans le matériel de convoyage, les systèmes de palettisation, l’emboxage et le déboxage et plus généralement dans la manutention, Fege a construit sa notoriété en intégrant la robotique dans son offre, ce qui lui a permis de répondre aux problématiques de changements de format des industriels, très courantes quand on parle d’emballage.

Synergies

Ce rachat offre à Duguit des synergies de diverses natures. Présent avec ses différentes filiales dans le process champenois, l’encaissage et la palettisation, le groupe pourra tout d’abord compter sur les complémentarités technologiques représentées par les convoyeurs de sa nouvelle filiale qui lui permettront de relier tous ces matériels entre eux, dans le cadre d’une offre évoluant vers les lignes complètes. Son expertise en robotique est un atout indiscutable de ce point de vue. Des complémentarités commerciales sont également à noter, sachant que Fege est présent chez Volvic (Danone eaux), Procter & Gamble, Andros ou encore chez Nestlé. Très implanté chez les maisons de champagne et, localement, dans le vin, Duguit pourrait accéder par ce biais à des marchés sur lesquels il n’est pas encore présent comme l’alimentaire, l’eau minérale ou l'alimentation animale. Enfin, l’usine de Vouziers, constitue une utilité de plus pour un groupe en quête de développement. En effet, l’acquisition de Fege, lui a permis d’atteindre un nouveau palier, en passant de 12 à 15 millions d’euros, avec un effectif de 100 personnes. « À Epernay, nous sommes à l’étroit. De plus, nous sommes entourés de vignes, ce qui rend difficile tout agrandissement », explique Timothée Duguit. Ce rachat suit celui de Bedi, un constructeur de machines d’encaissage et de palettisation basé à Brazey-en-Plaine (Côte-d’Or), et spécialisé dans le vin, effectué il y a deux ans. Avec ces deux nouvelles filiales, le groupe peut donc compter sur deux types d’expertises différents – la manutention et la fin de ligne emballage – qui s’ajoutent à ses savoir-faire historiques dans la congélation des cols de bouteilles de champagne et la manutention avec ses marques Champagel et Allians Robotics.

Un "artisan industriel"

« Notre ambition n’est pas de grossir encore et encore, mais de consolider maintenant tous ces actifs grâce à de nouveaux développements et des innovations. Au fond, nous sommes des techniciens et nous voulons le rester », indique Timothée Duguit qui aime se définir comme un « artisan industriel ». L’entreprise continue d’attacher une grande importance à son expertise dans le métier du vin, effervescent en particulier, qui lui permet de rayonner à l’étranger. Quelque 40% de ses recettes sont désormais réalisées à l’international. La société vient de livrer une ligne complète à Rathfinny (ci-dessous), un producteur de vins situé dans le Sussex, au Royaume-Uni, en s’associant avec d’autres fournisseurs français, présents dans l’amont de la ligne. Ce rôle d’intégrateur-ingénieriste, semble d’ailleurs tout à fait lui convenir : « Nos différentes filiales garderont leur autonomie dans leurs différents métiers. Par contre, au niveau de la holding nous ferons de la transversalité en mettant en musique tous ces savoir-faire et notre connaissance du secteur », explique Timothée Duguit. Et de conclure : « Et lorsque nous ne serons pas capables d’intervenir, comme c’est le cas dans le remplissage, nous irons chercher des confrères, si possible français ». 

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