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Economie circulaire

CarbonLite est démantelé

CarbonLite est démantelé

L'usine de recyclage de CarbonLite à Dallas (Texas).

En faillite depuis mars, le recycleur de PET américain cède ses trois usines à Dak Americas, Indorama Ventures et The Sterling Group. -

Celui qui se présentait comme le premier producteur au monde de polyéthylène téréphtalate recyclé (rPET) apte au contact alimentaire, avec une capacité de traitement de plus de 7 milliards de bouteilles par an, disparaît, au moins en l’état. Sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites depuis mars dernier, CarbonLite n’a pas réussi à se réorganiser et a dû céder ses actifs, à savoir ses trois usines de Californie, du Texas et de Pennsylvanie, suivant une procédure de mise aux enchères. L’unité de Riverside, en Californie, a été acquise pour 57,5 millions de dollars par le fonds d’investissement The Sterling Group. Celui-ci est déjà présent dans le recyclage des plastiques à travers Tangent Technologies et PolyChem, récemment rebaptisé Greenbridge. Le site de Dallas, au Texas, revient à Indorama Ventures pour 63,9 millions de dollars. Bien connu dans le monde du PET, Indorama a repris récemment les recycleurs américains Green Fiber International et Custom Polymers PET. Enfin, l’installation de Reading, en Pennsylvanie, la plus importante de CarbonLite, qui est entrée en service à l’automne 2019, a été attribuée à Dak Americas, un autre acteur majeur du PET, pour 96 millions de dollars. Le Pdg de CarbonLite, Leon Farahnik, a déclaré que les trois usines « sont entre de bonnes mains et qu'elles continueront à fonctionner ». Il ajoute que la faillite de CarbonLite n'entraînera aucune perte de capacité de recyclage du PET aux États-Unis.

Outre les installations de recyclage, CarbonLite exploite une usine de fabrication d'emballages thermoformés en rPET à Oxnard, en Californie, par le biais de sa filiale PinnPack. Celle-ci n’a pas été touchée par la vente aux enchères, mais pourrait être vendue selon un processus plus classique.

Commentant la situation, Leon Farahnik a fait état « de pressions directement liées à la crise du Covid-19 ». Il a pointé aussi la question des prix, insuffisants pour couvrir les dépenses de l’entreprise, et a souligné la nécessité de payer plus cher les matériaux recyclés. « Le recyclage a souffert pendant longtemps et il a besoin d'un véritable changement dans la structure des prix pour réussir. »

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