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ARNAUD JADOUL
Numéro deux européen de la spécialité, le fabricant danois de barquettes en aluminium veut accélérer son développement dans le plastique et quasiment doubler son chiffre d'affaires sur ce segment d'ici 2009.

C'est un réel virage stratégique : Plus Pack se dote d'une division plastique. Pourtant, l'annonce n'a rien de très extraordinaire. Le groupe danois, spécialiste des barquettes alimentaires en aluminium, standards ou à parois lisses avec fermeture hermétique, ne fabrique-t-il pas depuis 1998 sa propre gamme de bols, barquettes et boîtes, après en avoir distribués pendant 25 ans ?

« Le marché de l'aluminium progresse peu en volume et stagne en valeur », observe Steen Haustrup, le Pdg du groupe, pour justifier la recherche d'un relais de croissance. Il est vrai que Plus Pack, issu du divorce entre Haustrup et l'américain Ekco en 1993, a acquis de solides positions en Europe continentale dans son métier, au fil de son développement commercial et de rachats. Celui d'Alisère, en France, en 1996, lui permit par exemple d'étendre son offre au catering aérien. L'entreprise est globalement devenue le numéro deux des barquettes en aluminium derrière le britannique Nicholl mais détient la première place sur le segment de la restauration aérienne et reste leader dans les produits standards, localement, en Europe du Nord, en Pologne, au Benelux, en Suisse ou en France. « Nous avons aussi la plus forte présence commerciale du secteur », souligne Steen Haustrup. A ce stade, il devient donc difficile de progresser, d'autant que l'évolution des modes de consommation, l'expansion de la restauration rapide et du snacking et du micro-ondable favorisent le recours aux polymères.

De quoi suffire à expliquer la nouvelle orientation de Plus Pack. L'entreprise ne part pas cependant de zéro dans ce domaine. Avant la création d'Haustrup Ekco en 1963, le danois approvisionnait le secteur pharmaceutique en emballages en fer blanc certes, mais aussi en plastique. En 1998, anticipant sur les mutations du marché, il a commencé à produire lui-même une gamme de barquettes thermoformées : « faire du spécifique n'était pas envisageable en tant qu'agent », confie Steen Haustrup.

Capacité d'innovation

Car Plus Pack mise sur les recettes qui ont fait son succès dans l'aluminium, « la capacité d'innovation, l'aptitude à répondre aux exigences des clients et la qualité du service », énumère le dirigeant et fils du fondateur. « Une preuve parmi d'autres de la pertinence de nos réponses : 58% des ventes en France proviennent de clients fidèles au groupe depuis plus de dix ans et 47%, de clients pour lesquels Plus Pack est le fournisseur exclusif », indique Xavier Lecloux, gérant et directeur commercial de la filiale française. C'est dans cet esprit qu'il a déjà développé un catalogue très large de neuf gammes, comprenant de nombreuses solutions d'ouverture facile, d'insertion de compartiments, de couvercles... L'activité génère 13 des 88 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Pour aller plus loin, l'entreprise donne aujourd'hui un grand coup d'accélérateur. Outre la création de la division plastique, avec sa propre force commerciale, elle a installé sept lignes de thermoformage, de l'allemand Illig, sur son site d'Odense et des investissements sont prévus dans l'autre unité de production du groupe, à Genk, en Belgique. L'entreprise est également tout juste certifiée BRC/IoP (British Retail Consortium / Insititute of Packaging). Mais ce qui fait la différence avec la concurrence, « c'est la somme des compétences déployées », affirme Steen Haustrup. Et de mentionner la collaboration avec des designers extérieurs au Danemark, aux Pays-Bas et en France (les agences P'Référence et Open Day notamment), « pour avoir une vision qui dépasse l'emballage alimentaire », la très vaste palette de matériaux mis en oeuvre, polyéthylène téréphtalate amorphe (APET) et cristallisé (CPET), polystyrène orienté (OPS), polypropylène (PP), multicouches et acide polylactique (PLA), « pour satisfaire toutes les exigences en termes de procédé de cuisson et de réchauffage, de recyclage et de qualité de présentation » en standard et spécifique.

Fort de ces atouts, Steen Haustrup se fixe des objectifs ambitieux : alors que les ventes d'emballages en plastique du groupe atteindront les 16 millions d'euros cette année, il vise 29 millions d'euros en 2009 et, de surcroît, une entrée sur le marché britannique, « plus exigeant et plus bataillé » que le reste de l'Europe, dès 2006. En France, CGL Pack, Guillin et Vitembal sont prévenus.

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