Nous suivre Emballages Magazine : l'actualité de l'emballage et du conditionnement

Yuka continue de se développer

Pierre Monnier

Sujets relatifs :

, ,
Yuka continue de se développer

© Yuka

L’application pour consommateur a été téléchargée par plus de 6,7 millions de personnes. –

L’utilisation d’applications pour consommer mieux est une tendance qui semble s’installer en France. L’institut d’étude IRI France l’a bien identifiée. Selon lui, 15 % des Français utilisent ces supports gratuits qui informent, conseillent et notent les produits, rapporte Le Monde. En mars 2018, il n’était que 5 %. Parmi les solutions disponibles, Yuka a fait sa place. Lancée en janvier 2017 par les deux frères Benoît et François Martin, accompagnée de Julie Chapon, l’application n’en finit pas de séduire. Alors qu’ils n’étaient que 100 000 utilisateurs au lancement, Yuka a franchi le cap du million de téléchargement en janvier 2018. Depuis, la croissance est exponentielle : en octobre 2018, ce chiffre grimpait à 6,7 millions. Le trio d’entrepreneurs revendique 3,5 millions d’utilisateurs actifs par mois et deux millions de produits scannés chaque jour. Cela signifie que plus d’une personne sur deux ayant installées l’application s’y remet pour vérifier la qualité nutritionnelle et la liste des ingrédients de leurs achats.

Des diversités de résultats

Cet été, Yuka se lançait dans le secteur de l’hygiène-beauté. Jusqu’alors cantonné à l’alimentaire, l’application accompagne ses utilisateurs dans le choix de leur produits en fonction de leur composition. Quelques mois plus tôt, l’association de consommateurs UFC-Que choisir avait initié le mouvement avec sa propre application : QuelCosmetic. Si les industriels de l’agroalimentaire n’avaient pas particulièrement réagi, du moins de manière officielle, à la notation de leurs produits, la Fédération de la beauté (Febea) a tenu à apporter des précisions. Sans les remettre en cause, l’association professionnelle a exprimé ses inquiétudes concernant la diversité des notations obtenues à partir de différentes applications. Démonstration à l’appui, un même produit était présenté comme bon par certaines, et potentiellement à risque par d’autre.

La pertinence des données

Autre sujet pointé du doigt, la fiabilité des données. Parmi les différentes méthodes pour obtenir la liste des ingrédients d’un produit, certaines applications se tournent vers les solutions de Stéphane Gigandet. Il a fondé les bases de données collaboratives Open Food Facts et, depuis, des variantes par secteur comme Open Beauty Facts pour l’hygiène-beauté. Mais pour la Febea, le recours à ces bases peut poser problèmes. « Lorsqu’une formule est modifiée, le packaging est souvent changé, notamment la composition inscrite dessus, mais pas le code-barres, avertit Anne Dux, la directrice des affaires scientifiques et réglementaires de la fédération. Il faut savoir que pour un même code-barres, il peut y avoir à un instant donné deux et même parfois trois formules différentes sur le marché. » Or, pour obtenir les informations d’un produit, les utilisateurs de la majorité des applications sont invités à scanner le fameux marquage.

Une version premium à venir

A son lancement, Yuka avait recours à ses bases de données collaboratives. « Nous avons créé notre propre base de données afin d’assurer un maximum de contrôles sur les contributions, indique Julie Chapon, l’une des trois fondatrices de l’application. Par ailleurs, nous travaillons de plus en plus avec de nombreuses marques qui acceptent désormais de nous fournir directement les informations de leurs produits, ce qui permet une fiabilité plus importante. » De plus, afin de rester totalement indépendant, la start-up s’apprête à ajuster son mode de financement. Jusqu’alors Yuka est financé par des dons et des revenus liés à son programme de nutrition proposé aux utilisateurs. « Nous développerons très prochainement des fonctionnalités supplémentaires qui seront payantes », confie Julie Chapon. Parmi les améliorations envisagées, la possibilité de scanner des produits sans réseau, de rechercher un produit sans le scanner. Selon Le Monde, l’application pourrait même permettre à ses utilisateurs de configurer leur profil afin de créer des alertes personnalisées.

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Emballages Magazine


Nous vous recommandons

Ishida prend soin des sticks pour apéritifs

Ishida prend soin des sticks pour apéritifs

L’équipementier lance une peseuse associative dédiée à ces produits longs et fragiles. - CCW-RV-216W-1S-20-SS-STK1 : tel est le nom de baptême de la dernière peseuse associative d’Ishida[…]

Delacre poursuit ses éditions caritatives

Delacre poursuit ses éditions caritatives

Sub accompagne Jordans vers les plus jeunes

Sub accompagne Jordans vers les plus jeunes

La plasturgie au cœur de l'actualité

Agenda

La plasturgie au cœur de l'actualité

Plus d'articles