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Une filière française de recyclage du polystyrène en 2025

Une filière française de recyclage du polystyrène en 2025

Pots de yaourt en PS recyclé.

© Coexpan

Plusieurs organisations professionnelles, Citeo, Valorplast et Michelin ont remis à la ministre de la Transition écologique une charte d’engagement pour traiter les 105 000 tonnes d’emballages ménagers mis sur le marché chaque année. -

Avant que le débat au Parlement sur le projet de loi Climat et résilience et l’interdiction des emballages à base de styrènes soit clos, huit acteurs de la chaîne de valeur des emballages en polystyrène (PS), PS expansé (PSE) et PS extrudé (XPS) ont élaboré une charte d’engagement pour l’émergence d’une filière française de recyclage de ce matériau. Ils l’ont remise à la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, le 16 juin 2021. Les signataires représentent l’ensemble du cycle de vie du PS à usage d’emballage alimentaire. Pour les metteurs en marché s’engagent Syndifrais, le syndicat des produits laitiers frais, Célène, qui coordonne les questions d’énergie et d’environnement pour le compte des organisations de l’abattage et de la préparation de viandes, et l’éco-organisme Citeo. Les intervenants du secteur de l’emballage sont Elipso, l’association des fabricants d’emballages plastique, PlasticsEurope, la fédération européenne des producteurs de matière plastique, et Polyvia, l’union des transformateurs de plastique. Ceux impliqués dans le recyclage sont Valorplast, la société en charge du recyclage des emballages plastique ménagers en France, et le manufacturier Michelin.

Des unités opérationnelles dès 2023

Ces entreprises et groupements veulent affirmer ainsi « leur détermination à créer avant 2025 une filière de recyclage du PS en France pour les 105 000 tonnes d’emballages ménagers mis sur le marché chaque année ». Ils déclarent entendre ainsi répondre aux objectifs de la loi Antigaspillage pour une économie circulaire (Agec) qui visent à tendre vers 100% de recyclage des emballages en plastique à usage unique d’ici à 2025. Parmi les engagements pris figure celui de finaliser les travaux préparatoires au dimensionnement technique et économique d’une filière française de recyclage du PS apte au contact alimentaire d’ici à la fin de l’année 2021. Sous réserve de faisabilité technique, les industriels visent la mise en place de pilotes et d'usines de recyclage chimique opérationnels dès 2023. Il s’agit du projet porté par Michelin et son partenaire Pyrowave, de celui d’Ineos Styrolution et Trinseo avec, une fois la technologie validée au Royaume-Uni, l’ouverture d’une unité par Ineos entre 2023 et 2025 sur son site français de Wingles (Pas-de-Calais), et de l’usine de TotalÉnergies à Grandpuits (Seine-et-Marne), capable d’intégrer jusqu’à 20% de PS en 2023. À défaut de perspectives, un plan de sortie opérationnel du PS vers des solutions alternatives recyclables ou réemployables sera élaboré. Les metteurs en marché promettent d’utiliser jusqu’à 100% du PS issu de la filière créée pour des applications alimentaires. Enfin, sur le plan de la gouvernance du projet, un comité des parties prenantes sera mis en place dès cette année, avec la participation de l’Agence de la transition écologique (Ademe) et de la Direction générale de la prévention des risques (DGPR).

Des prérequis

Pour finaliser la structuration d’une telle filière, les huit acteurs posent cependant un certain nombre de conditions. Ils réclament tout d’abord « une stabilité du cadre réglementaire défini par la loi Agec, pour assurer une visibilité et garantir les investissements de la filière ». En corollaire, ils ont besoin d’un gisement de PS à recycler, généré grâce à la généralisation de la simplification des consignes de tri des emballages ménagers en 2023 sur la plus grande partie du territoire. « L’enjeu consiste à permettre aux sociétés agréées sur la filière REP d’organiser le dispositif adapté pour sécuriser les quantités et la durée d’approvisionnement indispensables aux décisions d’investissement des acteurs du recyclage », expliquent-ils. Cela s’entend sans discrimination par rapport aux autres filières de résines plastique. Ensuite, ils souhaitent un accompagnement des fonds du plan France relance pour financer les développements technologiques et le déploiement de la filière. Dernier prérequis : un accompagnement administratif facilitant la mise en œuvre opérationnelle de la filière, qui concerne les autorisations d’exploiter ou l’agrément de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa) par exemple.

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