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Editorial

Quand la SNCF déraille…

Quand la SNCF déraille…

La SNCF a remplacé un emballage recyclable par deux emballages recyclables.

En attendant que le tri permette de les collecter pour les recycler, deux emballages recyclables remplacent un emballage recyclable dans les trains. Une erreur d’aiguillage ? -

Quand la SNCF déraille ! Facile, le jeu de mots s’impose néanmoins pour qui a lu avec effarement les déclarations d’Alain Krakovitch. « C'était un vrai paradoxe qu'on mette des millions [d'euros] pour avoir des TGV recyclables à 97% et qu'on y vende des bouteilles en plastique », explique le directeur de Voyages SNCF. Depuis, les commentaires vont  bon… train sur LinkedIn et sur les réseaux sociaux. Dans le cadre d’une « démarche continue de réduction des emballages plastique » déployée pour sa nouvelle carte de restauration « plus responsable, gourmande, innovante et engagée », l’entreprise, lancée à grande vitesse vers « toujours plus d’écologie », ne va donc plus vendre de bouteilles d’eau en polyéthylène téréphtalate (PET) à bord de ses TGV et Intercités. Soit 2 millions d’unités par an. Certes ! Pourquoi ne pas prendre la voie – de garage ? – du « plastic bashing » ? C’est finalement la seule annonce qui a retenu l’attention. L’argument, forcément « inoui » pour justifier ce choix, laisse pantois : les bouteilles ne seraient pas recyclables. Or, le taux de recyclage dépasse les 60% tandis que certaines bouteilles contiennent jusqu’à 100% de PET recyclé (rPET). Si les ménages trient convenablement leurs bouteilles, en revanche, le bilan est désastreux dans les espaces publics, la restauration collective ou les transports. Et les trains, lanterne rouge de la collecte sélective, n’ont jamais brillé pour leur propreté et leurs équipements de tri. Alors que les verriers le recyclent depuis les années 1970 en France, le verre va directement à la poubelle.

Déploiement progressif du tri

Comme l’eau est le deuxième produit le plus vendu après le café, il fallait proposer une alternative. En remplaçant le PET, recyclable et recyclé, par des briques en carton pour liquides alimentaires, des Tetra Top Water de Tetra Pak composés de carton et de polyéthylène (PE) biosourcé choisies par la Compagnie des Pyrénées pour L’Eau neuve qui a emporté le marché, la SNCF opte pour un emballage dont le taux de recyclage est, en l’occurrence, inférieur, de l’ordre de 53%. Pour l’eau gazeuse, les canettes en aluminium affichent un taux de recyclage de 48%. Ces chiffres sont livrés par Citeo, la société agréée pour la valorisation des emballages et papiers ménagers au titre de la responsabilité élargie des producteurs (REP). Briques et canettes : la SNCF se retrouve à gérer, dans un espace contraint, deux flux au lieu du seul PET. La SNCF promet logiquement « le déploiement progressif du tri sélectif [sic] des déchets à bord en vue de leur valorisation », qui « était un réel manque jusqu’à présent ». Rendez-vous à la prochaine gare ! Le projet « tient à cœur » à la SNCF qui pourra enfin remettre la boucle de l'économie circulaire sur les bons rails. 

La réponse de Polyvia à la SNCF...

 

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